Les Guitares 2010 : 22ème festival
Lundi 1 novembre 2010
Du 17 novembre au 04 décembre 2010, cette 22ème édition du festival “Les Guitares” écrit une nouvelle page de l’histoire des cordes. 22 concerts, 3 workshops, 60 musiciens représentant une dizaine de pays,une exposition, ……
Certes, 2010 est une année de commémoration, en mémoire à Django mais le Festival prend en quelque sorte le parti de presque “tuer le père” pour que ses enfants lui survivent et recréent le Jazz Manouche en faisant découvrir les musiciens de la nouvelle génération. Ce festival toujours à l’écoute des musiques différentes, rares et précieuses, propose aussi des guitaristes qui portent en eux les influences du Brésil, de l’Orient, du Sud, des Balkans, de l’Espagne et de bien ailleurs encore.
Nicole & Bernard Videmann proposent une sélection de quelques uns des artistes programmés dont les musiques illuminent la programmation des “Latins de Jazz“, du lundi au vendredi de 23h à 04h. Pour retrouver la programmation exhaustive, il suffira d’un clic sur le site du Festival Guitares 2010.
Eric BIBB se produira à 20h30 le 25 novembre à l’Espace Tonkin de Villeurbanne. Cet artiste incarne le Blues d’aujourd’hui mais inscrit aussi son discours dans la Country, le Folk, le Gospel et la Soul Music. Il donnera à écouter la musique de Bukka White dans le plus grand respect de la longue tradition des songsters de la grande époque du blues, comme il l’a gravé dans son dernier album “Booker’s guitar”. Sur scène il jouera seul et aussi  accompagné de l’harmoniciste Grant Dermody et offrira son blues très personnel, souple et léger, tout en finesse, mélodie et harmonie.
 Le samedi 27 novembre, l’Espace Tonkin offrira dès 20h30 une soirée avec 2 artistes. Nelson Veras se produira en solo et outre sa virtuosité donnera à entendre son style si unique et innovant. Imprégné de guitare classique il transcende son rapport à l’instrument et interprète les standards du jazz et de la bossa à en faire pâlir leurs créateurs, inspiré autant par les pianistes que par les guitaristes et ne se laisse pas entraver par les schémas conventionnels enseignés : créatif de bout en bout. En perspective : Moment’s notice,
My Favourite Things, Besame Mucho, Triste, Wave, Corcovado, …. Concert à ne rater sous aucun prétexte.
La même soirée nous donnera à découvrir le Trio de Karim BAGGILI, belge d’origine jordano yougoslave qui traville guitare et oud. Son répertoire se promène entre musiques imprégnées des rythmes de l’Espagne dont le Flamenco, abreuvées des influences du Moyen-Orient et ressourcées en Amérique du Sud. Il sera accompagné de Osvaldo Hernandez Napoles (percussions et chant) et de Karoline de la Serna (chant).
Le 30 novembre l’Allégro de Miribel verra se produire Agnès Jaoui qui persiste avec bonheur dans son exploration de l’univers latino. En disque elle a d’abord proposé “Canta” puis “Dans Mon Pays”. Elle sera entourée sur scène de son collectif de musiciens “El Quintet Oficial” constitué de l’excellent et unique Vincent Ségal (violoncelliste et producteur de l’album), de Eric Chalan (contrebassiste), du cubain Roberto Gonzalez Hutardo (chanteur), de Maurice Manancourt (percussionniste) et de l’argentin Fernando Fizbein (compositeur, arrangeur et multi instrumentiste). Il y a fort à parier qu’elle saura parer de mille atours les titres qu’elle a puisés dans le répertoire de quelques auteurs latins qui lui sont chersv(Chico Buarque, Raul Paz, El Bicho, …). Au programme : flamenco, bossa, salsa, samba.Des chansons interprétées en espagnol, portugais et aussi en français. Des délices en perspectives, de la rêverie, du dépaysement.
Le 1er décembre, l’Espace Tonkin ouvrira à 19h sa scène à Didier Sustrac, nourri de jazz et de bossa-nova. Le 30 novembre, il aura offert dans la même salle, un concert aux scolaires sur la base de son dernier spectacle “jeune public”. Il fera par ailleurs précéder son concert du 1er décembre d’un Workshop “La Bossa “
Le 03 décembre
6 musiciens réunis par la guitare Selmer de 1946, numéro de sortie 607 seront les invités du festival Guitares 2010 à l’Espace Tonkin dès 20h30 pour la soirée Selmer 607. A l’origine ce fut une initiative de Chali Hadefi que de faire se produire les guitaristes de la nouvelle génération amoureux de Django, sur une guitare Selmer 607 (copie du moèle 503 de Django) et d’enregistrer 3 titres en 1 journée. Cette nouvelle génération du Jazz Manouche représentée par Noé Reinhardt, Sébastien Giniaux, Adrien Moignard, Richard Manetti, et Benoît Convert emplira la salle d’un swing de haute volée pour le plus grand bonheur des amateurs du style.Â
Le 04 décembre, c’est uneÂ
Noche Flamenca qui clôturera cette 22ème édition du Festival Guitares 2010. De l’énergie en pespective à l’Espace Tonkin dès 20h30 pour la première partie de soirée ouverte par Jean-Baptiste Marrino, figure de proue du flamenco en France. Ce guitariste incandescent alternera des parties en solo et d’autres en trio. La seconde partie de la soirée sera confiée à Juan el Flaco et sa famille musicale. Ce gitan et ses comparses présenteront un spectacle de flamenco gitan, envoûtant et fascinant où guitare, chant et danse se disputeront la place pour le plus grand plaisir des amateurs. Réservation conseillée.
Bien d’autres concerts proposent des spectacles de guitares d’un haut niveau de qualité et tous les styles (ou presque sont représentés) : Bob Brozman, Nicolas Guay, Minor Swing, Bernard Allison, Juan Carlos Caceres, … Le site du Festival Guitares 2010 propose le détail de la programmation et permet d’organiser les soirées des amoureux des cordes qui souhaiteraient suivre l’exhaustivité de ces soirées.
Dans ”Les Latins de Jazz”, du lundi au vendredi de 23h à 04h, RV avec les musiques des artistes présentés par Nicole & Bernard Videmann. Un Festival chaleureusement recommandé aux familiers de RCT CapSao.

Sixième opus  du trio. La contrebasse de Jean-Philippe Viret est au centre du propos mais le trio est équilibré.Le piano d’Edouard Ferlet réagit aux stimulations des baguettes, cymbales et toms de Fabrice Moreau. L’ambiance est intimiste, les propos feutrés, l’équilibre omniprésent. Le propos musical respire : contrebasse mélodique et ronde, phrasé raffiné et lyrique du piano, maillage expressif et raffiné de la batterie. La musique dynamique rebondit et dévoile toutes ses nuances au fil des titres dont on perçoit qu’ils ont déjà vécu sur scène avant d’être enregistrés.


Ce groupe qui a fait changer les représentations du jazz convenu continue à nous combler avec cet album sans compromis. L’ambiance et le son d’un enregistrement live sans les applaudissements. Epaisseur. Densité. Mélange foisonnant de styles et d’expressions.  Furieuse complicité piano-batterie-contrebasse. Breaks et changements de rythmes à couper le souffle. Son identifiable dès la première note. Rien d’étonnant car il s’agit d’un groupe de 3 leaders dont les personnalités musicales sont très marquées ce qui n’est pas pour nous déplaire. Pour rappel : Ethan Iverson au piano, Reid Anderson à la basse et David King à la batterie. Un vrai bonheur d’exultation qui offre aussi des nuances.
Yaron Herman nous convie dans cet album à un voyage dans son Wonderland au long des 14 titres où nous suivons le Lapin Blanc. Ce jeune pianiste brouille les pistes  avec un discours inscrit entre contrepoint et pop, entre classique et jazz. Energique, il innove et déjoue les pièges du “déjà fait, déjà vu” pour inventer son propre monde aux frontières mouvantes. Tel un magicien soutenu par Chris Tordini à la contrebasse et Tommy Crane à la batterie, Yaron Herman fait apparaître les trésors cachés au fond du haut de forme du Chapelier.
Manuel Rocheman exprime dans cet hommage son respect pour l’art de Bill Evans. Dans cette gravure s’affirme une personnalité musicale élégante. Délicat mais expressif le vocabualire du pianiste est riche et explore l’harmonie en légèreté tout en accordant la primauté à la mélodie. Le raffinement de Mathias Alamane à la basse et la légèreté de Matthieu Charazenc à la batterie enrichissent la palette et l’univers nuancé de Manuel Rocheman. Ses propres compositions reflètent l’âme de celui qu’il honore. Une musique qui irradie la sérénité.
amateurs de Musique, l’actualité de Renaud GARCIA-FONS.
et le troubadour contrebassiste vont conter des histoires où l’émotion sera reine, où le voyage et le dépaysement seront rois. Ces deux princes ne se contentent pas de maîtriser la technique de leur instrument respectif : leur talent se situe bien au-delà , là où la sensibilité et l’inspiration trouvent leur source.
avec la sortie de l’album MEDITERRANEES (Enja/Harmonia Mundi) qui emplira de bonheur tous ceux qui l’écouteront. Son charme opère dès le premier titre (Aljamiado) et le répertoire entier se déroule comme une promesse de voyage dans les territoires méditerranéens au fil du temps et de l’histoire de tous ces pays. Dans cet album, plus encore que dans les précédents, des images défilent dans notre imagination en échos aux musiques gravées. Périple orchestral réussi, musique hypnotique et habitée d’émotions et de parfums divers. Indubitablement une réussite. Renaud Garcia-Fons a convié à ses côtés ses compères habituels, David Venitucci, Kiko Ruiz mais aussi d’autres musiciens précieux et rares qui étoffent la palette des sonorités du contrebassiste de la lumière de leurs instruments.
en et enseignant émérite avait découvert le reggae dans les années 70 comme une véritable révélation et avait voulu révéler la grandeur du talent des musiciens reggae au monde entier et donner à entendre leur musique. Pour cela il mit entre leurs mains un album culte du jazz : KIND OF THE BLUE.
A l’oigine, Nick Gold avait prévu d’enregistrer à La Havane un CD avec des musiciens cubains et des musiciens maliens. Suite à de malheureux concours de circonstances, les Africains ne purent rejoindre l’île et les Cubains enregistrèrent seuls le CD BUENA VISTA SOCIAL CLUB qui a enchanté la planète musique. Nick Gold a finalement réuni une brochette de stars cubaines et africaines et avec eux l’album “AFROCUBISM” (World Circuit/Harmonia Mundi) est sorti des studios, 14 ans après le projet originel.
couverture du disque restitue l’esprit de la rencontre et en reflète le résultat : une fresque musicale moderne dont les motifs s’abreuvent de l’âme africaine et s’inscrivent dans l’héritage cubainn, le tout relié par des lignes entrelacées qui divergent puis se retrouvent pour fusionner et donner naissance à un univers renouvelé et original.
Le 21 octobre RCT CapSao se fera l’écho de l’album AFROCUBISM.
indifférent les amateurs de fado mais encore moins ceux qui apprécient les musiques originales et quelque peu déjantées. Avec ce dernier opus (sorti au Portugal au printemps dernier), DEOLINDA a décidément gagné son pari : habiller le fado de nouveaux atours pour trouver sa place dans le XXIème siècle.
en le sortant des clichés éculés de la mélancolie austère. Avec ses quatre musiciens,
Ana Bacalhau ne manque pas d’aplomb et impose sans complexe sa voix parmi les femmes qui comptent dans le fado d’aujourd’hui qu’elles s’appellent Christina Blanco ou Mariza. Sans aller jusqu’à l’associer à la figure de Deolinda “
qui vit dans la banlieue de Lisbonne avec son poisson rouge et ses deux chats”, elle se positionne vraiment en amuseuse et colle des textes drôles et décapants sur des airs toniques ou nostalgiques à souhait. Dans “Fado Notario” elle met en valeur l’ironie du texte et sa satire d’un “amour bureaucratique entre reçus et formulaires”.
e Sorriu“ : dans cette rêverie hors du temps, “le sourire de l’aimé croisé dans la rue illumine le quartier”. Comme nous le confie la chanteuse, on n’ose imaginer ce qui ce serait passé si l’homme qu’elle aime lui avait parlé…. !. Oui l’amour fait encore recette lorsqu’il est décliné avec humour.
Michel PORTAL nous a habitués aux prestations en duo. Les nombreuses rencontres avec Louis Sclavis ont donné lieu à de sublimes moments musicaux.
3 ans d’absence, il est revenu avec Push, un album tonique, coloré et pushy qui  groove à souhait. Avec son nouveau trio il tourne en France depuis mars et pratique aussi sur scène l’art du piano solo, comme sur son disque Mirror .