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Les Guitares 2010 : 22ème festival

Lundi 1 novembre 2010

les-guitares-2010Du 17 novembre au 04 décembre 2010, cette 22ème édition du festival “Les Guitares” écrit une nouvelle page de l’histoire des cordes. 22 concerts, 3 workshops, 60 musiciens représentant une dizaine de pays,une exposition, ……

Certes, 2010 est une année de commémoration, en mémoire à Django mais le Festival prend en quelque sorte le parti de presque “tuer le père” pour que ses enfants lui survivent et recréent le Jazz Manouche en faisant découvrir les musiciens de la nouvelle génération. Ce festival toujours à l’écoute des musiques différentes, rares et précieuses, propose aussi des guitaristes qui portent en eux les influences du Brésil, de l’Orient, du Sud, des Balkans, de l’Espagne et de bien ailleurs encore.

Nicole & Bernard Videmann proposent une sélection de quelques uns des artistes programmés dont les musiques illuminent la programmation des “Latins de Jazz“, du lundi au vendredi de 23h à 04h. Pour retrouver la programmation exhaustive, il suffira d’un clic sur le site du Festival Guitares 2010.

eric-bibbEric BIBB se produira à 20h30 le 25 novembre à l’Espace Tonkin de Villeurbanne. Cet artiste incarne le Blues d’aujourd’hui mais inscrit aussi son discours dans la Country, le Folk, le Gospel et la Soul Music. Il donnera à écouter la musique de Bukka White dans le plus grand respect de la longue tradition des songsters de la grande époque du blues, comme il l’a gravé dans son dernier album “Booker’s guitar”.  Sur scène il jouera seul et aussi  accompagné de l’harmoniciste Grant Dermody et offrira son blues très personnel, souple et léger, tout en finesse, mélodie et harmonie.

2009_1010dipiazzaveras20090021-copie Le samedi 27 novembre, l’Espace Tonkin offrira dès 20h30 une soirée avec 2 artistes. Nelson Veras se produira en solo et outre sa virtuosité donnera à entendre son style si unique et innovant. Imprégné de guitare classique il transcende son rapport à l’instrument et interprète les standards du jazz et de la bossa à en faire pâlir leurs créateurs, inspiré autant par les pianistes que par les guitaristes et ne se laisse pas entraver par les schémas conventionnels enseignés : créatif de bout en bout. En perspective : Moment’s notice, karim-baggiliMy Favourite Things, Besame Mucho, Triste, Wave, Corcovado, …. Concert à ne rater sous aucun prétexte.

La même soirée nous donnera à découvrir le Trio de Karim BAGGILI, belge d’origine jordano yougoslave qui traville guitare et oud. Son répertoire se promène entre musiques imprégnées des rythmes de l’Espagne dont le Flamenco, abreuvées des influences du Moyen-Orient et ressourcées en Amérique du Sud.  Il sera accompagné de Osvaldo Hernandez Napoles (percussions et chant) et de Karoline de la Serna (chant).

agnes-jaouiLe 30 novembre l’Allégro de Miribel verra se produire Agnès Jaoui qui persiste avec bonheur dans son exploration de l’univers latino. En disque elle a d’abord proposé “Canta” puis “Dans Mon Pays”.  Elle sera entourée sur scène de son collectif de musiciens “El Quintet Oficial” constitué  de l’excellent et unique Vincent Ségal (violoncelliste et producteur de l’album), de Eric Chalan (contrebassiste), du cubain Roberto Gonzalez Hutardo (chanteur), de Maurice Manancourt (percussionniste) et de l’argentin Fernando Fizbein (compositeur, arrangeur et multi instrumentiste). Il y a fort à parier  qu’elle saura parer de mille atours les titres qu’elle a puisés dans le répertoire de quelques auteurs latins qui lui sont chersv(Chico Buarque, Raul Paz, El Bicho, …). Au programme : flamenco, bossa, salsa, samba.Des chansons interprétées en espagnol, portugais et aussi en français. Des délices en perspectives, de la rêverie, du dépaysement.

didier-sustrac-03Le 1er décembre, l’Espace Tonkin ouvrira à 19h sa scène à Didier Sustrac, nourri de jazz et de bossa-nova. Le 30 novembre, il aura offert dans la même salle, un concert aux scolaires sur la base de son dernier spectacle  “jeune  public”. Il fera par ailleurs précéder son concert du 1er décembre d’un Workshop “La Bossa “

Le 03 décembre selmer-6076 musiciens réunis par la guitare Selmer de 1946, numéro de sortie 607 seront les invités du festival Guitares 2010 à l’Espace Tonkin dès 20h30 pour la soirée Selmer 607. A l’origine ce fut une initiative de Chali Hadefi que de faire se produire les guitaristes de la nouvelle génération amoureux de Django, sur une guitare Selmer 607 (copie du moèle 503 de Django) et d’enregistrer 3 titres en 1 journée. Cette nouvelle génération du Jazz Manouche représentée par Noé Reinhardt, Sébastien Giniaux, Adrien Moignard, Richard Manetti, et Benoît Convert emplira la salle d’un swing de haute volée pour le plus grand bonheur des amateurs du style. 

Le 04 décembre, c’est une juan-el-flacoNoche Flamenca qui clôturera cette 22ème édition du Festival Guitares 2010. De l’énergie en pespective à l’Espace Tonkin dès 20h30 pour la première partie de soirée ouverte par Jean-Baptiste Marrino, figure de proue du flamenco en France. Ce guitariste incandescent alternera des parties en solo et d’autres en trio. La seconde partie de la soirée sera confiée à Juan el Flaco et sa famille musicale. Ce gitan et ses comparses présenteront un spectacle de flamenco gitan, envoûtant et fascinant où guitare, chant et danse se disputeront la place pour le plus grand plaisir des amateurs. Réservation conseillée.

Bien d’autres concerts proposent des spectacles de guitares d’un haut niveau de qualité et tous les styles (ou presque sont représentés) : Bob Brozman, Nicolas Guay, Minor Swing, Bernard Allison, Juan Carlos Caceres, … Le site du Festival Guitares 2010 propose le détail de la programmation et permet d’organiser les soirées des amoureux des cordes qui souhaiteraient suivre l’exhaustivité de ces soirées.

coeurDans ”Les Latins de Jazz”, du lundi au vendredi de 23h à 04h, RV avec les musiques des artistes présentés par Nicole & Bernard Videmann. Un Festival chaleureusement recommandé aux familiers de RCT CapSao.

Trios Jazz “piano-contrebasse-batterie” …. suite

Lundi 1 novembre 2010

Quelques autres opus de TRIOS “piano-contrebasse-batterie” … où l’on se rend compte de la multiplicité des productions, des influences multiples qui traversent le monde des jazz et alimentent la création d’aujourd’hui

TRIAS avec “Tribute to tributes”

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Une bonne idée : interpréter des morceaux écrits par des musiciens en hommage à d’autres musiciens. Un pari difficile : s’approprier le discours musical sans copier, dissembler et rester “dans l’esprit”. Quinze titres choisis et interprétés avec des bonheurs différents par Laurent David à la basse, Jean-Marie Averseng au piano et Jean-Christophe Calvet à la batterie. Un bassiste virtuose omni présent. Un trio qui passe en force.

Nicole et Bernard Videmann ont aimé :

Ahmad The Terrible, 3 partenaires à l’unisson pour un hommage inspiré au pianiste

MINSARAH avec “Blurring The Lines”

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Un trio transatlantique : un pianiste de Cologne, Florian Weber, une section rythmique américaine avec Jeff Denson à la contrebasse et Ziv Ravitz à la batterie. Weber brille de raffinement et de culture pianistique. Il expose son talent tout au long des titres. Son toucher délicat et subtil éclate sur les tempi lents. Dès que le rythme s’accélère l’art du contrepoint prend le dessus et inonde le propos. Il bénéficie du soutien indéflectible de ses deux compères qui tissent une trame rythmique souple mais solide. Il en résulte un swing vivifant et contemporain.

Un trio équilibré et moderne, coloré et lumineux.

Nicole et Bernard Videmann ont aimé :

Alone Together &  Lazy Afternoon, des standards magnifiés par un trio inspiré et libéré.

JEAN-PHILIPPE VIRET - EDOUARD FERLET - FABRICE MOREAU avec “Pour”

edouard-ferlet-pour-couvSixième opus  du trio. La contrebasse de Jean-Philippe Viret est au centre du propos mais le trio est équilibré.Le piano d’Edouard Ferlet réagit aux stimulations des baguettes, cymbales et toms de Fabrice Moreau. L’ambiance est intimiste, les propos feutrés, l’équilibre omniprésent. Le propos musical respire : contrebasse mélodique et ronde, phrasé raffiné et lyrique du piano, maillage expressif et raffiné de la batterie. La musique dynamique rebondit et dévoile toutes ses nuances au fil des titres dont on perçoit qu’ils ont déjà vécu sur scène avant d’être enregistrés.

Une musique complexe et souple, chaleureuse et envoûtante qui se renouvelle de titre en titre.

Nicole et Bernard Videmann ont aimé :

No Yet, à l’atmosphère autant étrange que romantique.

Les mots rebelles, conversation fluide et élastique entre trois artistes qui devisent et joutent sans aménité.

GIOVANNI MIRABASSI Trio avec “Live at The Blue Note - Tokyo”

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Premier enregistrement “live” du pianiste Giovanni Mirabassi. Pour cette gravure en trio, il s’est entouré d’une rythmique luxueuse : Leon Parker, à la batterie et Gianluca Renzi, à la contrebasse. Le batteur américain laisse affleurer sa sensibilité de percusionniste qui imprègne son jeu et lui permet mille nuances. Le contrebassiste italien libère les harmonies et improvise en souplesse. Giovanni Mirabassi, tout en raffinement, laisse exploser son talent et le met au service de la mélodie. Depuis longtemps il oeuvre au sein d’un monde où  la beauté règne : il nous en ouvre les portes.

Un disque délicat et raffiné. A écouter en boucle à toutes les heures du jour et de la nuit. A partager sans retenue.

Nicole et Bernard Videmann ont aimé :

It is what it is, fluidité du piano, basse réitérative en soutien, drumming scintillant.

My broken heart, une valse qui chavire le coeur.

Programmés dans les Latins de Jazz, ces trios porteurs de différents idiomes laissent à écouter la richesse et la diversité des artistes du Jazz d’aujourd’hui : RV avec ces musiciens du lundi au vendredi, de 23h à  04h pour les écouter sur RCT CapSao.

Un groove hors des sentiers battus : The Rongetz Foundation avec “Broken Doll Beat”

Dimanche 31 octobre 2010

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Impossible de passer sous silence les réalisations inspirées de cet opus “Broken Doll Beat” gravé par THE RONGETZ FOUNDATION sous le Label Heavenly Sweatness. 

Stéphane Ronget, trompettiste et directeur musical et le pianiste lyonnais Jérémy Brun se sont adjoint une section rythmique percutante et des instrumentistes performants qui unissent leur souffle à celui d’un jeune chanteur inspiré.

Un grand bonheur fut de retrouver le son détimbré du saxophoniste ténor, Dave Schnitter, qui depuis Art Blakey & the Jazz Messengers avait collaboré avec Harry Whitaker puis Freddie Hubbard mais s’était fait discret. Sa maîtrise de l’instrument et son expérience le rendent précieux : sa collaboration de proximité avec le jeune chanteur  Saunders Sermon (par ailleurs tromboniste) enchante nos tympans dans une version endiablée, efficace et précise de la composition d’Eddie Jefferson, “Zap Carnivorous”. La flûte est tenue par le disciple de Dave Valentin, Carlos Jimenez qui parvient à lover ses entrelacs aériens entre les sonorités rugueuses du sax et une section rythmique qui groove de plaisir et relance ses envolées, particulièrement remarquables sur Doubtful Phoenix”. Le jeu de trompette très funky de Stéphane Ronget pulse au rythme du conguero Orlando Vega, habituel instrumentiste de Eddie Palmieri qui dialogue avec la batterie du jeune Jerome Jennings qui fréquente le Lincoln Center Orchestra. Dans “Congas In Action”, les rythmes afrocubains sous-tendent les discours des soufflants. La contrebasse est tenue avec une discrétion efficace par Chris Smith, très jeune musicien déjà remarqué auprès du chanteur José James.

Les préférences de Nicole & Bernard Videmann :

Mishievous Samba, riffs étourdissants, soufflants qui jazzent  et sambent comme des diables inspirés et dialoguent avec la contrebasse.

Simone, voix, flûte, piano et sax investissent avec légèreté la composition de Frank Foster, revisitée avec réussite et originalité.coeur

Des musiques à retrouver avec délice dans les Latins de Jazz, du lundi au vendredi, de 23h à 04h sur les ondes de RCT CapSao.

Trios Jazz “piano-contrebasse-batterie” : 4 nouveaux opus à découvrir

Vendredi 29 octobre 2010

Le “trio, piano-contrebasse-batterie” est emblématique du Jazz, mais ses déclinaisons sont multiples. Nous pourrions citer quelques noms parmi les plus connus : Nat King Cole, Erroll Garner, Earl Hines, Hank Jones, Bill Evans, McCoy Tiner,  Paul Bley, Ahmad Jamal, Keith Jarrett, Enrico Pieranunzi ……….. la liste n’est bien sûr pas exhaustive.  Aujourd’hui encore bien plus qu’hier les influences musicales sont nombreuses et les trio  nous offrent des univers différents qu’il est intéressant de découvrir et d’explorer .

Dans cette chronique quatre TRIOS tous dissemblables mais tout aussi goûteux les uns que les autres.

THE BAD PLUS avec “Never Stop”

the-bad-plus-couv-never-stop1Ce groupe qui a fait changer les représentations du jazz convenu continue à nous combler avec cet album sans compromis. L’ambiance et le son d’un enregistrement live sans les applaudissements. Epaisseur. Densité. Mélange foisonnant de styles et d’expressions.  Furieuse complicité piano-batterie-contrebasse.  Breaks et changements de rythmes à couper le souffle. Son identifiable dès la première note. Rien d’étonnant car il s’agit d’un groupe de 3 leaders dont les personnalités musicales sont très marquées ce qui n’est pas pour nous déplaire. Pour rappel : Ethan Iverson au piano, Reid Anderson à la basse et David King à la batterie. Un vrai bonheur d’exultation qui offre aussi des nuances.

Les préférences de Nicole & Bernard Videmann :

Never Stop, très tonique et rock

People Like You, ballade nuancée mais non dépourvue de force 

YARON HERMAN Trio avec “Follow The White Rabbit”

 9499-2_Yaron Herman Trio_CoverYaron Herman nous convie dans cet album à un voyage dans son Wonderland au long des 14 titres où nous suivons le Lapin Blanc. Ce jeune pianiste brouille les pistes  avec un discours inscrit entre contrepoint et pop, entre classique et jazz. Energique, il innove et déjoue les pièges du “déjà fait, déjà vu” pour inventer son propre monde aux frontières mouvantes. Tel un magicien soutenu par Chris Tordini à la contrebasse et Tommy Crane à la batterie, Yaron Herman fait apparaître les trésors cachés au fond du haut de forme du Chapelier.

Les préférences de Nicole & Bernard Videmann :

No Surprises, reprise du titre de Radiohead que Yaron s’est totalement réapproprié jusqu’à le faire sien. Il est appréciable que la gravure restitue sans surprise la version que l’artiste offre en scène.

Aladins Psychedelic Lamp, une explosion de complicité et d’équilibre. Tous nos voeux sont comblés.

MANUEL ROCHEMAN avec “ Tribute to Bill Evans”

manuel-rocheman-couv-the-touch-ofManuel Rocheman exprime dans cet hommage son respect pour l’art de Bill Evans. Dans cette gravure s’affirme une personnalité musicale élégante. Délicat mais expressif le vocabualire du pianiste  est riche et explore l’harmonie en légèreté tout en accordant la primauté à la mélodie. Le raffinement de Mathias Alamane à la basse et la légèreté de Matthieu Charazenc à la batterie enrichissent la palette et l’univers nuancé de Manuel Rocheman. Ses propres compositions reflètent l’âme de celui qu’il honore. Une musique qui irradie la sérénité.

Les préférences de Nicole & Bernard Videmann :

We Will Meet again, après 1′31 le bassiste et le batteur rejoignent en délicatesse le pianiste pour se fondre en un trio uni et rond sur ce titre souvent interprété par Bill Evans

People Like You, une valse lyrique qui fait tourner la tête de désir et sourire de plaisir

 

WOLLNY - KRUSE - SCHAEFER avec “[EM] LIVE”

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Véritable feu d’artifice

que cette gravure enregistrée lors du concert que le trio a donné en 2010 au festival JazzBaltica : des cascades de sons, des changements de rythmes, de l’énergie à n’en plus pouvoir, des applaudissements explosifs. Trois leaders qui se fondent en un trio uni et interactif : Michael Wollny au piano, Eva Kruse à la basse et Eric Schaefer à la batterie. Une musique comme la vie avec ses tumultes et ses interrogations, ses indécisisons et ses accélérations. Une musique pour demain, à l’image de la jeunesse des interprètes et de leur vitalité. De la vitamine à croquer à pleines oreilles.

Les préférences de Nicole & Bernard Videmann :

 

Shelley, comme une pensée lancinante qui obsède, monte puis explose pour nous habiter totalement. Très physique

Kiyoshi, un ailleurs dépaysant qui inonde de son étrangeté, percussif et bruitiste, un point d’interrogation fantomatique

Quatre trios à découvrir sur les ondes de RCT CapSAo, dans les Latins de Jazz,du lundi au vendredi , de 23h à 04h

Renaud Garcia -Fons : des RV à ne rater sous aucun prétexte

Vendredi 22 octobre 2010

Oyez, renaud-garcia-fons-souriant-cbamateurs de Musique, l’actualité de Renaud GARCIA-FONS.

Le vendredi 15 octobre à 21h à l’Espace Tonkin,

la promesse est belle d’un rendez-vous est à ne pas rater: une soirée flamenco-jazz, celle du 17ème Festival “Un Doua de Jazz”, où Renaud Garcia-Fons sera en duo avec David VENITUCCI . Ces deux instrumentistes sont déjà complices au sein de la Linea Del Sur. Ils sont des adeptes de la mélodie et savent restituer les atmosphères qui les inspirent. Le poète accordéonistedavid-venittuci-photo-site et le troubadour contrebassiste vont conter des histoires où l’émotion sera reine, où le voyage et le dépaysement seront rois. Ces deux princes ne se contentent pas de maîtriser la technique de leur instrument respectif : leur talent se situe bien au-delà, là où la sensibilité et l’inspiration trouvent leur source.

Le 21 octobre, l’actualité sera discographique :

garcia-fons-mediterranees-couvavec la sortie de l’album MEDITERRANEES (Enja/Harmonia Mundi) qui emplira de bonheur tous ceux qui l’écouteront. Son charme opère dès le premier titre (Aljamiado) et le répertoire entier se déroule comme une promesse de voyage dans les territoires méditerranéens au fil du temps et de l’histoire de tous ces pays. Dans cet album, plus encore que dans les précédents, des images défilent dans notre imagination en échos aux musiques gravées. Périple orchestral réussi, musique hypnotique et habitée d’émotions et de parfums divers. Indubitablement une réussite. Renaud Garcia-Fons a convié à ses côtés ses compères habituels, David Venitucci, Kiko Ruiz mais aussi d’autres musiciens précieux et rares qui étoffent la palette des sonorités du contrebassiste de la lumière de leurs instruments.

RV dans la programmation des Latins de Jazz dès le 21 octobre pour voyager tout au long des des étapes musicales de “MEDITERRANEES” et sur le blog pour une chronique de Nicole & Bernard Videmann autour de cet album indispensable.

REGGAE INTERPRETATION of KIND of BLUE : à se procurer de de toute urgence

Dimanche 10 octobre 2010

Les urgences sont rares : en voilà une : se procurer “REGGAE INTERPRETATION OF KIND OF BLUE”. Comme son nom l’indique, le disque donne à découvrir des reprises d’un album culte de Miles Davis : KIND OF BLUE (Blue Note-1959) ….. pochette et disque, de couleur bleue bien sûr

L’histoire de cet album remonte à 1981, lorsque Jeremy Taylor, professeur de jazz de la New York University, réunit en studio à New York un groupe de musiciens jamaïquains. Ce musicireggae-interpretation-kind-ofen et enseignant émérite avait découvert le reggae dans les années 70 comme une véritable révélation et avait voulu révéler la grandeur du talent des musiciens reggae au monde entier et donner à entendre leur musique. Pour cela il mit entre leurs mains un album culte du jazz : KIND OF THE BLUE.

Malheureusement Jeremy Taylor décéda en Europe quelques semaines après l’enregistrement de ces sessions sans avoir pu réaliser le mixage et sortir la version finale. C’est seulement en 2009 que le label Secret Stash Records (avec l’accord des ayants droit de J Taylor) finalisa les mix et réalisa en des versions dubs de tous les titres. Le résultat sortit en vinyle. Il nous a fallu attendre 2010 pour écouter ce trésor de créativité en CD. Dommage que les noms des musiciens impliqués ne nous soient pas parvenus.

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Un COUP de COEUR de Nicole & Bernard Videmann pour ce CD qui donne encore plus d’évidence à la modernite de la musique de Miles Davis. Hommage très respectueux de l’oeuvre du père, l’album REGGAE INTERPRETATION of KINF OF BLUE, loin de se poser comme une simple ré-interprétation ou traduction dans le langage reggae du jazz de Kind of Blue, réussit à  sublimer certains des éléments de la musique de Miles. En détournant quelques codes du jazz à son profit, les musiciens ont déconstruit et reconstruit sans simplification, la musique du trompettiste qui flotte en état d’apesanteur avec des étirements-compressions du temps, des ponctuations sonores de bon goût qui apportent une nouvelle dynamique à la musique. Comme des bulles d’hélium qui allègent et dynamisent la structure complexe des titres.

Retrouvez dans la programmation des Latins de Jazz, du lundi au vendredi, de 23h à 04h, les versions Reggae & Dub de cet album : So What, Freddie Freeloader, Blue in green, All blues, Flamenco Sketches.

AFROCUBISM : une nouvelle palette musicale entre Cuba & le Mali

Dimanche 10 octobre 2010

 1997 : BUENA VISTA SOCIAL CLUB….

2010, AFROCUBISM. L’idée d’origine : UN RETOUR AUX SOURCES ENTRE CUBA & LE MALI.

afrocubism-01A l’oigine, Nick Gold avait prévu d’enregistrer à La Havane un CD avec des musiciens cubains et des musiciens maliens. Suite à de malheureux concours de circonstances, les Africains ne purent rejoindre l’île et les Cubains enregistrèrent seuls le CD BUENA VISTA SOCIAL CLUB qui a enchanté la planète musique. Nick Gold a finalement réuni une brochette de stars cubaines et africaines et avec eux l’album “AFROCUBISM” (World Circuit/Harmonia Mundi) est sorti des studios, 14 ans après le projet originel.

La afrocubism-couvcouverture du disque restitue l’esprit de la rencontre et en reflète le résultat : une fresque musicale moderne dont les motifs s’abreuvent de l’âme africaine et s’inscrivent dans l’héritage cubainn, le tout relié par des lignes entrelacées qui divergent puis se retrouvent pour fusionner et donner naissance à un univers renouvelé et original.afrocubism-02

Il en résulte une musique dont la palette coloriste est élargie et devrait séduire les amoureux des rythmes et mélodies venues de l’Afrique et de Cuba.

Il faut dire que les proganistes engagés dans la réalisation de ce disque sont tous des pointures dans leur domaine : le chanteur guitariste Eliades OCHOA coiffé de son éternel chapeau de cow-boy, Bassekou KOUYATE le maître du luth ngoni, & Djelimady TOUNKARA, le guitariste du Rail Band. A ces maîtres se sont joints : Lassana DIABATE, très innovateur au balafon, Kasse Mady DIABATE, le griot malien et Toumani DIABATE, dont la kora enchante. Sans oublier le Grupo Patria d’Eliades Ochoa, très ancienne et très appréciée formation de Cuba.

coeurLes coups de Coeur des Latins de Jazz…

Pour Bernard Videmann : La Culebra un afroson où alternent chant et guitare, Dakan, un morceau composé par le percussionniste Baba Sissoko en hommage au congoiste cubain Miguel “Anga” Diaz et A la Luna yo me voy, un merengue Haïtien chanté par Eliades.

Pour Nicole Videmann : Para Los Pinares Se Va Montoro , un son composé par Compay Segundo  avec des chorus de Eliades et Djelimady, l’émouvant Al Vaiven de Mi Carreta, une guajira où le chant alterne entre Eliades et Kasse Mady et aussi Djelimady Rumba, une composition du guitariste malien qui a délaissé le ngoni pour la guitare électrique sur laquelle il interprète un titre tout droit issu de son répertoire typique.

Un album de 14 titres qui va enchanter les nuits de RCT CapSao, du lundi au vendredi, de 23h à 04h, pour le plus grand bonheur des auditeurs des Latins de Jazz.

AFROCUBISM : un retour aux sources entre Cuba et le Mali

Dimanche 10 octobre 2010

afrocubism-couv1Le 21 octobre RCT CapSao se fera l’écho de l’album AFROCUBISM.

 produit par Nick Gold avec Jerry Boys, l’ingénieur du son du Buena Vista Social Club.

Sur cet album inspiré, les stars cubaines et africaines s’unissent pour interpréter une musique où le continent source et l’île caraïbéenne mèlent leurs racines et leurs influences. afrocubism-01Bassekou KOUYATE & Djelimady TOUNKARA unissent leurs talents. a leurs côtés : Toumani DIABATE, Kasse Madi DIABATE, Lassana DIABATE et le Grupo Patria de Eliades Ochoa. 

Nicole & Bernard VIDEMANN vous donnent RV dès le 21 octobre, de 23h à 04h, du lundi au vendredi, pour un régal musical cubanafricain au coeur des Latins de jazz, l’émission de RCT CapSao qui distille du jazz jusqu’au bout dela nuit.

DEOLINDA pimente le Fado de Folie

Mercredi 6 octobre 2010

La sortie en France de “DOIS SELOS E UM CARIMBO” (World Connection/PIAS) ne va pas laisser ruboff71-couvindifférent les amateurs de fado mais encore moins ceux qui apprécient les musiques originales et quelque peu déjantées. Avec ce dernier opus (sorti au Portugal au printemps dernier), DEOLINDA a décidément gagné son pari : habiller le fado de nouveaux atours pour trouver sa place dans le XXIème siècle.

 

En effet, ce groupe affirme avec force de nouveaux codes pour le fado et lui ouvre ainsi la voie de la modernité deolinda5__cr-rita_carmo_2010en le sortant des clichés éculés de la mélancolie austère. Avec ses quatre musiciens, Deolinda affiche le rythme et ose des embardées du côté de la samba, du ranchera, voire même du sirtaki et chante la vie : un équilibre idéal entre tradition et modernité.

Le titre du CD “Dois selos e um carimbo” tourne en dérision les exigences de la dictature qui imposait “2 timbres et un tampon” pour authentifier un document. Avec Deolinda c’est plutôt “un groupe timbré avec 2 frères, 1 chanteuse et 1 contrebassiste” ! Et ce n’est pas pour nous déplaire.

La chanteuse ana_bacalhau2__cr-rita_carmo_2010Ana Bacalhau ne manque pas d’aplomb et impose sans complexe sa voix parmi les femmes qui comptent dans le fado d’aujourd’hui qu’elles s’appellent Christina Blanco ou Mariza. Sans aller jusqu’à l’associer à la figure de Deolinda dessin_femme2qui vit dans la banlieue de Lisbonne avec son poisson rouge et ses deux chats”, elle se positionne vraiment en amuseuse et colle des textes drôles et décapants sur des airs toniques ou nostalgiques à souhait. Dans “Fado Notario” elle met en valeur l’ironie du texte et sa satire d’un “amour bureaucratique entre reçus et formulaires”.

Vous craquerez pour “A Problematica Colocaçao De Um Mastro” et ses changements de rythmes déroutants qui décoiffent et débordent de tonus. Les deux frères Pedro Da Silva Martins et Luis José Martins manient avec ardeur et  efficacité leurs guitares et bousculent tablatures et accords. Il faut dire que Ze Pedro Leitao, contrebassiste venu du jazz sait mettre son grain de sel et leur apporte son aide pour gommer tout cliché tristounet. Peut-être serez-vous plus touchés par la poésie de la ballade “Passou por mim ana_bacalhau1__cr-rita_carmo_2010e Sorriu“ : dans cette rêverie hors du temps, “le sourire de l’aimé croisé dans la rue illumine le quartier”. Comme nous le confie la chanteuse, on n’ose imaginer ce qui ce serait passé si l’homme qu’elle aime lui avait parlé…. !. Oui l’amour fait encore recette lorsqu’il est décliné avec humour.

Dans Les Latins de Jazz”, du lundi au vendredi, de 23h à 04h, Nicole & bernard Videmann vous proposent les 14 titres de cet album interprétés par ces nouveaux ambassadeurs du Portugal que sont les quatre complices de DEOLINDA.

Entre modernité et tradition : une musique pimentée qui sous des atours frivoles incarne un fado recodifié au rythme renouvelé.

Duo Jazz à l’Amphithéâtre de l’Opéra de Lyon

Dimanche 3 octobre 2010

Pour le plus grand plaisir des amateurs de rencontres rares, Michel PORTAL & Jacky TERRASSON se produiront en duo à l’Amphithéâtre de l’Opéra de Lyon, les vendredi 08 et samedi 09 octobre à 20h30.

michel-portalMichel PORTAL nous a habitués aux prestations en duo. Les nombreuses rencontres avec Louis Sclavis ont donné lieu à de sublimes moments musicaux. Lorsque Portal rencontre Sylvain Luc, son compère de Bayonne, le clarinettiste débride son discours pour deviser et improviser avec le guitariste avec complicité & humour. Leur  dialogue n’en est d’ailleurs pas à ses débuts. Portal s’est aussi essayé au duo avec le guitariste Lionel Loueké et avec le pianiste Yaron Herman.

Quant à Jacky TERRASSON, après jacky-terrasson3 ans d’absence, il est revenu avec Push, un album tonique, coloré et pushy qui  groove à souhait. Avec son nouveau trio il tourne en France depuis mars et pratique aussi sur scène l’art du piano solo, comme sur son disque Mirror .

Qu’en sera-t-il de la rencontre Portal - Terrasson ?  Tous deux nés un 27 novembre mais trente ans jour pour jour les séparent. Deux générations. Deux instrumentistes reconnus.

Il est vrai que les mondes de ces deux artistes diffèrent et c’est en cela que le moment est prometteur. Portal est rompu à toutes les disciplines et à tous les exercices. Que ce soit dans le monde du classique ou celui de l’improvisation la plus échevelée. De plus, le clarinettiste sait aussi manier le bandonéon. Terrasson est tonique et a depuis longtemps affirmé sa place dans le monde des grands pianistes. Ces deux concerts sont donc comme une promesse certes …. mais nul ne peut prédire si la rencontre tournera au duo ou au duel ? Sans doute les deux artistes vont-ils se confronter, s’observer, s’écouter, croiser les notes. Ensuite peut-être leurs discours évolueront vers l’osmose à moins qu’ils ne fassent que s’effleurer. Tous les amateurs attendent que les deux musiciens deviennent complices et rendent inoubliable ces concerts.

Pour ne pas rater un tel moment musical qui s’inscrira peut-être parmi les concerts précieux, une seule solution : être présent sur l’un ou l’autre des ces 2 concerts qui ouvriront la saison de l’AmphiJazz.

La suggestion de Nicole & Bernard Videmann : être présent lors des deux concerts   … et en atendant écouter “Les latins de Jazz” qui programment les deux artistes du lundi au vendredi, de 23h à 04 h.