Du swing latin brillantissime et fulgurant : Chucho Valdés
Vendredi 27 août 2010
Un disque de Chucho Valdés est toujours un évènement.  Son dernier opus ne déroge pas à la règle. En effet, ce géant (au propre comme au figuré) du piano cubain, produit un disque qui pourrait être un élément marquant pour le latin-jazz et dessiner une piste qui pourrait l’aider à se renouveler en s’unifiant au-delà de ses formes ordinaires. Une nouvelle dimension projetée au-delà de la tradition cubaine, de la reproduction des modèles prégnants et univoques. Un tel propos est possible dans le disque par une plus grande dimension donnée à l’écriture, un paramètre qui permet au répertoire de se projeter dans plusieurs directions sans se désunir. Il a gravé ce disque avec son A
fro Cuban Messengers qui n’est pas sans évoquer les Jazz Messengers de Art Blakey (et l’importance déterminante qu’ils ont eu en leur temps).
La direction du Jazz, apparaît clairement à travers le titre du CD “Chucho’s steps”, qui sans ambiguité réfère à Coltrane (Giant Steps), ce répère incontournable dans la galaxie des maîtres. La texture du morceau éponyme s’inscrit dans l’essence même de la musique de Trane. C’est aussi le monde de Zawinul que Chucho salue avec un “Zawinul’s mambo”" offert au co-fondateur de Weather Report. Le disque donne aussi place au monde du jazz de la Nouvelle Orléans par un hommage à la famille Marsalis, “New Orleans.” La construction du morceau est exemplaire : breaks, relances, riffs et nombreux clins d’oeils : claquettes, wash board, sonorité de la trompette dans le plus pur style New, piano ragtime, … on s’y croirait, avec aussi des rappels de rythmiques cubaine. Chucho honore également dans le disque le monde de Cole Porter et de Gershwin dans un “Begin to be Good” qui vaut son pesant d’or musical.
Une ouverture en direction des musiques des Gnaouas du Maroc se profile dans le titre
“Yansà ” avec la voix de Dreiser Durruthy Bombalé qui tient les tambours Batà que Chucho a imposé dans son orchestre Irakere dans les années 70 alors q’ils étaient encore “tabous” à Cuba. La tendresse a aussi sa place dans le monde du pianiste : en témoigne le titre “Julian” qui est offert à son jeune fils de 3 ans.
Nous étions tombés sous le charme du nouveau répertoire de Chucho lorsqu’il s’était produit le 02 juillet au festival Jazz à Vienne 2010 et avions déjà noté dans le blog des Latins de Jazz combien la musique de Chucho
est loin des poncifs redondants de la musique cubaine, combien le charisme du musicien est grand. Le colosse fédère son groupe qui donne une musique haute en qualité et en couleurs
Ce disque, Chucho’ Steps, conçu avec sensibilité et réflexion, sorti le 26 août chez World Village/Harmonia Mundi, permet de nous remettre ces souvenirs en oreille et sera l’opportunité, pour ceux qui étaient absents au concert, de découvrir le nouveau monde musical de Chucho Valdes. Cet album vaut d’être écouté avec attention car il témoigne avec force de ce qui caractérise le Jazz du pianiste : virtuosité, spontanéité et exprimentation.
RV pour écoute de ce disque dans les Latins de Jazz, avec la programmation de Bernard & Nicole Videmann, du lundi au vendredi, de 23h à 04h.
Jazz Campus en Clunissois poursuit sa route.
John Greaves en Quintet (J Morin & S Vanot à la  guitare, S Taylor à l’accordéon, L Valéro aux flûtes, violon et bando). Pas besoin d’absinthe : la voix de Greaves, c’est l’ivresse garantie….le 24 août dans la salle communale de Massily à 21h.
Léo Ferré avec Yves Rousseau en Sextet qui s’appropriera la puissance du poète avec son répertoire “Poète, vos papiers” qui nous avait déjà étonnés et ravis sur disque. a ses côtés sur la scène du théâtre municipal de Cluny : les étonnantes vocalistes Jeanne Added et Claudia Solal, Régis Huby au violon , Jean-Marc Larché qui renouvelle le discours du sax et Christophe Marguet le “poète batteur” qui sert à merveille la forte présence de Yves Rousseau à la contrebasse. Pour les écouter, nul besoin de justifier de votre identité : aimer rêver suffit ! RV le 26 août à 21h.
A partir de 21h, dans les jardins de l’Abbaye : trois concerts. Le duo de Michel Portal (clarinette) & Sylvain Luc (guitares) : panache et flamboyance en perspective.
trois fakirs qui balladent les spectateurs sur leur tapis volant tels des magiciens nomades en lévitation entre l’Afrique et l’Orient, entre la terre et le rêve : Didier Malherbe (doudouk, sax, …), Loy Erlich (Kora, gumbass, clavier, …) et Steve Shehan (percussions, djembé,…. Hadouk Trio qui offrira ses couleurs musicales dépaysantes et métissées en clôture de cette édition alléchante du Festival Jazz Campus en clunissois 2010.
En prime : la silhouette de l’Abbaye, quelques verres de Bourgogne gouleyant et…. la rosée du matin. Plaid et Polaires conseillés mais surtout il est recommandé de venir toutes oreilles au vent !

Ibrahim Maalouf
langue du jazz qu’il pratique avec aisance.
très personnel : les rythmes italiens de Pizzica Salentina épicent d’humour son approche très moderne du clavier. Cette musique dansante et originale est à découvrir de toute urgence car l’artiste se fait rare dans nos contrées : trop rare à notre goût. Son disque UN[FOLKETTABLE]donne la mesure de son talent
musical Klezmer + funk cuivré + HipHop inspiré prendra le relais avec David Krakauer, Fred Wesley et SoCalled. Le projet ABRAHAM INC. va sans doute déclencher l’enthousiasme dans l’Espace Soubeyran car la musique du clarinettiste new-yorkais avait fait l’unanimité lors de sa venue en 2006.
Roberta Gambarini tombée dans la marmite du bop et du scat s’impose auourd’hui comme incontournable dans sa catégorie. Elle se produira avec Tamir Hendelman au piano, Neil Swainson à la basse et Jake Hanna à la batterie. Belles envolées à venir.
quintet qui prendront le relai : aucun doute ne plane. Le spectacle sera post bop et nous sommes assurés d’entendre un concert marquant car le leader ne joue jamais en sous-régime et flirte toujours avec le divin. Il nous est souvenir un certain 
Le
Du JAZZ Ã GOGO pour tous
En 2010 à Francheville, le festival “Fort en Jazz” a pris ses nouveaux quartiers à l’IRIS de Francheville. Le choix des organisateurs pour cette structure qui accueille déjà les Avant-Sons durant l’année, a été une réussite probante. Le temps n’a pas influé sur la fréquentation des spectateurs et la programmation profilée sur 2 semaines a offert une palette de musiques ancrées dans l’actualité du Jazz et ouvertes sur des horizons élargis. La proximité du public et des artistes a créé une intimité propice à l’écoute. Toutes les équipes du site (techniciens, accueil, organisateurs) ont apporté leur pierre à l’édifice et contribué à la qualité de
cette 21ème édition. Les musiciens ont, sans exception offert des prestations qui ont comblé le public généreux de ses vivas.
Pour reprendre le rituel des “3 mots” coutumier des
Péristyle de l’Opéra.
La programmation du festival
jeudi 03 juin : 1er concert 20h - 2ème concert à 22h
vendredi 04 juin
samedi 05 juin : 

Ce concert participe du soutien que prodigue l’association Jazz(s) Rhône-Alpes aux gagnants.
vendredi 11 juin
Le trio accueillera aussi le trompettiste Ibrahim Maalouf qui assurera la suite de la soirée avec son Quintet composé de Franck Woeste au piano, Nenad Gajin à la guitare, Benjamin Molinaro à la contrebasse et Eric Groleau à la batterie. Le groupe d‘Ibrahim Maalouf produira la musique de “DIACHRONISM”, dernière gravure de ce quintet hors pair.
1er concert 20h30 - 2ème concert 22h15
juin : un diamant solitaire comme point final
 
29 avril à partir de 20h30, AHMAD JAMAL se produira sur la scène du Théâtre de Vénissieux à la tête d’un quartet prestigieux et offrira aux spectateurs son répertoire basé sur son dernier album A Quiet Time (Dreyfus Jazz)