A Vienne quand le JAZZ respire………le coeur du Théâtre Antique bat
Mercredi 30 juin 2010En effet le 29 juin est est une date à marquer d’une pierre blanche pour les amateurs de musique et plus particulièrement pour ceux qui aiment le Jazz.
La venue de Brad Mehldau a mobilisé le public, même si une prestation en solo n’est pas forcément le spectacle le plus attractif et le plus facile à écouter. Le jazz avait donc du sens pour ceux qui se sont mobilisés et la musique offerte leur a donné raison.
En effet sur le piano ci-contre reproduit, un Steinway, ce qui n’est pas habituel à Vienne, l’artiste a offert l’âme de sa musique : de son phrasé très personnel ancré dans le classique romantique, il a exploré les tréfonds de son inspiration. Sa maîtrise du clavier est avérée et ce concert l’a confirmé à ceux qui en auraient douté. Il s’est promené dans des territoires musicaux touffus, sombres et rythmiquement soutenus. Il a aussi émaillé son discours d’échappées allégées où le silence occupait sa place pour nous offrir  des espaces libérés et oxygénés. Il a exploré quelques standards rocks I’m old Fashioned (de Tom Waits), Dream brother (de Jeff Buckley),  certaines de ses  compositions personnelles mais s’est promené dans le jazz en interprétant une version ciselée de My favorite things. L’artiste est apparu serein et inspiré, a communiqué simplement avec le public et est revenu, sans se faire prier, partager du bonheur avec le public qui l’en a remercié.Â
La seconde partie de la soirée fut impériale :
Wayne Shorter et ses compagnons avec lesquels il chemine depuis quelques années : Danilo Perez au piano, John Patituci à la contrebasse & Brian Blade à la batterie. Les musiciens ont joué dans une réelle osmose et le temps a été une variable essentielle de ce concert. En effet les compositions ont pris force dans la temporalité : comme si la puissance de l’expression des musiciens se modelait au fur et à mesure du déroulement de la partition. Comme un vase prend forme sur le tour de l’artiste : note après note, phrase après phrase. La musique a été malaxée, peaufinée, étirée et triturée à l’extrème jusqu’au paroxysme. Wayne a joué sans linéarité, à la recherche du son, à l
a poursuite de la musique à laquelle il aspire : une musique sans concession, loin des schémas simplistes et des poncifs du jazz, une musique qui se mérite. Cette musique là , Wayne Shorter et ses compères  l’ont offerte à la toute fin de leur concert : elle s’est exprimée au faîte de sa magnificence au cours des rappels offerts avec générosité et brio. Merci à eux de ces instants de Pure Musicalité.
Nicole & Bernard Videmann, vous donne RV prochainement pour des échos des concerts de Jazz à Vienne 2010….. Que le Jazz soit avec vous !!!
La soirée duÂ
de son neveu fort inspiré et véloce, de Rocky Gresset dont l’intervention fut anecdotique, de Pierre Blanchard au violon (très ancré dans la pure tradition), de Laurent Gauthier à la contrebasse attentif et appliqué, de Hono Winterstein irremplaçable rythmicien à la pompe et de Marcel Loefler, accordéoniste dont le talent n’est plus à prouver.
Le
Ba Cissoko à la kora, Will Holshouser (accordéon), C Lightcap (basse) et A Garnett (batterie). Il s’agit d’un jazz teinté des musiques traditionnelles de Madagascar et d’Afrique de l’Ouest. Son archet baigné dans le creuset du classique n’a pas oublié la vélocité et la précision. Une sorte de folk jazz qui hésite entre Louisianne et Afrique, une musique réitérative que le public a aimé.
Certes Janis Siegel s’est imposée par une présence vocale puissante et très juste, sans pour cela que Cheryl Bentyne ne paraisse effacée : sa prestation dans Tutu fut d’ailleurs remarquable. Tim Hauser a perdu en puissance mais non en efficacité et Alan Paul, malgré une prestation un peu maniérée a tenu sa partition avec brio. Hormis 2 romances un peu sucrées, le répertoire a plongé dans les grands standards, de Count Basie à Chick Corea sans oublier des hommages à Miles Davis et Clifford Brown et bien sûr le tant attendu “Birdland” (indicatif d’une émission Jazz à Gogo…. sic) immortalisé par Weather Report, avec Zawinul, Pastorius et….. un certain Wayne Shorter que le public de Vienne attend avec impatience. 
Le
Du JAZZ Ã GOGO pour tous
En 2010 à Francheville, le festival “Fort en Jazz” a pris ses nouveaux quartiers à l’IRIS de Francheville. Le choix des organisateurs pour cette structure qui accueille déjà les Avant-Sons durant l’année, a été une réussite probante. Le temps n’a pas influé sur la fréquentation des spectateurs et la programmation profilée sur 2 semaines a offert une palette de musiques ancrées dans l’actualité du Jazz et ouvertes sur des horizons élargis. La proximité du public et des artistes a créé une intimité propice à l’écoute. Toutes les équipes du site (techniciens, accueil, organisateurs) ont apporté leur pierre à l’édifice et contribué à la qualité de
cette 21ème édition. Les musiciens ont, sans exception offert des prestations qui ont comblé le public généreux de ses vivas.
Pour reprendre le rituel des “3 mots” coutumier des
Le récital produit par l’artiste dans la salle Barbara n’a pas fait exception. Très concentré, Yaron Herman a exploré le clavier dans toutes ses dimensions. Multicoloriste, il s’est balladé aux confins du jazz hors de toute frontière stylistique. Comme à son habitude il a flirté avec le jazz (Night and Day de Cole Porter, Bemsha Swing de Monk),Â
 le classique, la pop (Fragil de Sting, No surprise de Radiohead), les airs traditionnels du folklore juif (Ha Tikva), les musiques de film (Baby Mine) et quelques unes de ses compositions originales (Vertigo).
Péristyle de l’Opéra.
Pour les “Latins de Jazz“ , Nicole & Bernard ont assisté au premier set de la chanteuse. Leurs impressions qualifient le climat du concert.
Ibrahim Maalouf était fort attendu après son interventionau sein du trio de Franck Woeste. Ce dernier l’a rejoint pour le second set : il s’est alors exprimé au Fender Rhodes. La guitare était tenue par Nenad Gajin, la basse par Benjamin Molinaro et la batterie par Julien Charlet. S’il n’est pas un conteur émérite, Ibrahim aime pourtant à se raconter et à communiquer
avec le public pour le guider dans sa musique avec la simplicité de ceux qui savent donner. En cela il a gagné sur toute la ligne :  le dialogue s’est établi entre le trompettiste plutôt blagueur et les spectateurs réellement conquis et fascinés….. tous n’avaient d’ailleurs pas “chaussé” les
C’est Franck Woeste en trio qui a ouvert la soirée 11 juin du Festival Fort en Jazz 2010.
trompettiste a d’ailleurs rejoint Frank Woeste (piano), Jérôme Regard (contrebasse) et Mathieu Chazarenc (batterie) pour la fin de leur set.
seconde partie de la soirée du 10 juin 2010 était attendue par les amateurs de Musique. En effet, le
et Rick Margitza (saxophone ténor).