Archive pour août 2010

La musique comme antidote à la froidure clunisoise !

Dimanche 29 août 2010

festival_jazz_campus_en_clunisois3Le 28 août, pour la clôture du festival Jazz en Campus en clunisois, les musiciens nous ont fait oublier les aléas de la météo et pourtant le froid régnait en maître dans les jardins de l’Abbaye de Cluny. Malgré le vin chaud proposé par les Vignerons des Terres secrètes, les spectateurs ont été soumis à rude épreuve et les couvertures, bonnets, gants, polaires et autres accessoires étaient de sortie.   Les artistes faisant fi de la froidure ont offert le meilleur de leur art et de leur énergie pour faire oublier aux spectateurs ces conditions climatiques peu propices à une écoute attentive. Et le miracle est advenu : la musique a triomphé.

Le duo Michel PORTAL - Sylvain LUC sylvain-lucfut d’une très haute tenue. Les deux bayonnais se sont entendus comme larrons en foire pour  combler nos tympans. Complicité et humour, lyrisme et créativité furent les points forts de leur spectacle. Leur longue pratique du dialogue a transformé un spectacle d’un haut niveau technique en un échange construit et abouti. michel-portal1L’improvisation a guidé le dialogue mais en filigrane, il transparaissait combien le spectacle était construit  à partir de compositions-repères.  Le maître de la clarinette basse a su soutenir les improvisations débridées et inventives de Sylvain Luc qui à son tour jouait sur sa guitare le rôle d’accompagnateur rythmique et harmonique pour permettre à Michel Portal de libérer son discours. Résultat : une musique inventive et nourrie. Bref : deux basques en Bourgogne : un duo rôdé et convaincant !

public-01Un intermède guerrier nous fut offert sous le farinier des moines par un quartet D’Allègres Barbares qui  firent violemment vibrer la nuit de leurs échanges improvisés à partir des duos pdallegres-barbares1our violon de Bela Bartok. A contrario de la puissance de leur discours, et malgré les mouvements erratiques de la danseuse, l’éclairage semblait clouer dans un immobilisme figé tant le public sidéré que les musiciens combattants de la nuit.

Le trio HADOUK a eu la lourde charge loy-stevede clore la soirée. Les musiciens ont tissé avec talent une toile musicale qui a transporté les spectateurs dans un monde métissé plus évocateur des climats des tropiques que des nuits automnales bourguignonnes. Loy Ehrlich aux claviers et gumbass a été impressionnant de puissance et a semblé piloter le tapis volant sur lequel les trois musiciens officiaient. Steve Shehan fut exemplaire de maîtrise aux percussions et malgré le froid a tiré du hang métallique un chorus d’une précision et d’un délié rare. copie-de-2010_08282010cluny_28-080060Didier Malherbe, affublé d’un pull “Nounours” (prêté pour l’occasion pour lui permettre d’affronter le froid), a confirmé indubitablement sa maîtrise du doudouk. Il a ému l’assistance lorsqu’il a interprété en solo une version de “Around Midnight“ au doudouk, alors que les carillons qui marquaient les 12 coups de minuit. Le trio HADOUK, qui a sorti en 2010 un CD aérien “AirHadouk”,  a encore gagné en cohérence et en puissance : un groupe qui sait assembler les sonorités pour bâtir un monde hors des  contraintes temporelles et géographiques. ….planant !

Retrouvez Les Latins de Jazz, du lundi au vendredi de 23h à 04h pour pour garder au creux des oreilles le souvenir de ces sonorités dépaysantes, avec la programmation de Nicole & Bernard Videmann qui attendrons avec impatience, pour RCT CapSao, la prochaine édition de Jazz Campus en clunisois.

Du swing latin brillantissime et fulgurant : Chucho Valdés

Vendredi 27 août 2010

chucho-valdes-chucho-s-steps-couvUn disque de Chucho Valdés est toujours un évènement.  Son dernier opus ne déroge pas à la règle. En effet, ce géant (au propre comme au figuré) du piano cubain, produit un disque qui pourrait être un élément marquant pour le latin-jazz  et dessiner une piste qui pourrait l’aider à se renouveler en s’unifiant au-delà de ses formes ordinaires. Une nouvelle dimension projetée au-delà de la tradition cubaine, de la reproduction des modèles prégnants et univoques. Un tel propos est possible dans le disque par une plus grande dimension donnée à l’écriture, un paramètre qui permet au répertoire de se projeter dans plusieurs directions sans se désunir. Il a gravé ce disque avec son Apercu-tpt-saxfro Cuban Messengers qui n’est pas sans évoquer les Jazz Messengers de Art Blakey (et l’importance déterminante qu’ils ont eu en leur temps).

La direction du Jazz, apparaît clairement à travers le titre du CD  “Chucho’s steps”, qui sans ambiguité réfère à Coltrane (Giant Steps), ce répère incontournable dans la galaxie des maîtres. La texture du morceau éponyme s’inscrit dans l’essence même de la musique de Trane. C’est aussi le monde de Zawinul que Chucho salue avec un “Zawinul’s mambo”" offert au co-fondateur de Weather Report. Le disque donne aussi place au monde du jazz de la Nouvelle Orléans par un hommage à la famille Marsalis, “New Orleans.” La construction du morceau est exemplaire : breaks, relances, riffs et nombreux clins d’oeils : claquettes, wash board, sonorité de la trompette dans le plus pur style New, piano ragtime, … on s’y croirait, avec aussi des rappels de rythmiques cubaine. Chucho honore également dans le disque le monde de Cole Porter et de Gershwin dans un “Begin to be Good” qui vaut son pesant d’or musical.

Une ouverture en direction des musiques des Gnaouas du Maroc se profile dans le titre percu-seul“Yansà” avec la voix de Dreiser Durruthy Bombalé qui tient les tambours Batà que Chucho a imposé dans son orchestre Irakere dans les années 70 alors q’ils étaient encore “tabous” à Cuba. La tendresse a aussi sa place dans le monde du pianiste : en témoigne le titre “Julian” qui est offert à son jeune fils de 3 ans.

Nous étions tombés sous le charme du nouveau répertoire de Chucho lorsqu’il s’était produit le 02 juillet au festival Jazz à Vienne 2010 et avions déjà noté dans le blog des Latins de Jazz combien la musique de Chucho chucho-penseurest loin des poncifs redondants de la musique cubaine, combien le charisme du musicien est grand. Le colosse fédère son groupe qui donne une musique haute en qualité et en couleurs

Ce disque, Chucho’ Steps, conçu avec sensibilité et réflexion, sorti le 26 août chez World Village/Harmonia Mundi, permet de nous remettre ces souvenirs en oreille et sera l’opportunité, pour ceux qui étaient absents au concert, de découvrir le nouveau monde musical de Chucho Valdes. Cet album vaut d’être écouté avec attention car il témoigne avec force de ce qui caractérise le Jazz du pianiste : virtuosité, spontanéité et exprimentation.

RV pour écoute de ce disque dans les Latins de Jazz, avec la programmation de Bernard & Nicole Videmann, du lundi au vendredi, de 23h à 04h.

L’âme de Ferré a plané sur Cluny

Vendredi 27 août 2010

coeur1Jeudi 26 août sur la scène du théâtre de Cluny, dans le cadre du Jazz Campus en Clunisois 2010, Yves Rousseau a présenté son projet “Poète, vos Papiers !” et à cette occasion la magie a opéré. L’espace d’un concert, Ferré a ressuscité. Grâce aux musiciens réunis sur scène autour du leader contrebassiste, l’âme de grand poète, disparu en 1993, a déployé ses ailes pour notre plus grand ravissement.

yves-rousseau-presenteYves Rousseau a conçu de rendre hommage à Léo Ferré à partir de son recueil “Poète, Vos Papiers” paru en 1956. Il a ciselé des arrangements modernes sur les musiques de Ferré mais aussi mis en musique certains poèmes, jamais chantés par Ferré. Lors de sa parution, le disque nous avait enchantés. Sur scène le répertoire a gagné en épaisseur et a restitué tout l’esprit de Ferré, sa révolte et sa modernité, il nous a renvoyé au monde d’aujourd’hui dont il restitue un écho : barbarie et oubli du démuni, abus des puissants et misère du quotidien. Yves Rousseau et ses compagnons ont mis en scène  le monde de Ferré avec flamboyance et ardeur, rage et revendication : les artistes ont ainsi répondu au chaos du monde par un tumulte musical tonitruant de mots et de sons organisés à la perfection.

regis-huby_violon-electPour ce projet Yves Rousseau, à la contrebasse, est entouré des compères avec lesquels il joue habituellement en quartet : Régis Huby dont les violons passent de la caresse au paroxysme de grincements saturés, jean-marc-larche-gros-planJean-Marc Larché, dessinateur essentiel des lignes de soutien de l’oeuvre et dont les interventions au sax soprano donnent de l’épaisseur aux voix des chanteuses et Christophe Marguet, christophe-marguetbatteur unique dont les nuances font merveille pour enchasser les chants murmurés et soutenir leurs expressions jusqu’à leur point culminant.

Pour porter les mots de Ferré, 2  muses unissent leur voix à la clameur des instruments. La complicité musicale des vocalistes sert le projet et lui confère une dimension émotionnelle incontestable.

claudia-solal-gros-planClaudia Solal, fantasque improvisatrice, met sa voix au service des mots avec lesquels elle garde une distance pour nous les offrir et mettre en valeur leurs nuances sans gommer leur force. Jejeanne-added_02anne Added, plus fougueuse, habite les textes, se les approprie, leur insuffle son énergie puis nous les catapulte avec puissance. Leurs registres diffèrent mais les chanteuses font mouche : avec ferveur pour l’une, violemment brûlante pour l’autre. La précision de leur interprétation est servie par des voix absolument maîtrisées. Elles s’emploient, chacune à sa manière,  à malaxer la pâte incandescente des textes de Ferré et des notes.

Tous les spectateurs présents ont entr’aperçu de manière fugitive le monde de Dante, le profil de la Dame à la Faux et  garderont le souvenir d’un spectacle radicalement brûlant avec des interprétations fortement émotionnelles de Madame la Misère et de Signoria Miséri (verion italienne de la précédente), du Concerto, du Testament, de L’été s’en fout  enchaîné avec Les passants.

Pour les Latins de Jazz, Nicole & Bernard Videmann ont chroniqué ce concert inoubliable.

Crest Jazz Vocal 2010 : édition réussie

Jeudi 19 août 2010

crest-jazz-vocal-mailL’été avance et  la programmation des Latins de Jazz offre aux auditeurs de RCT CapSao un flash back musical rediffusant les musiques des artistes qui ont fait vibrer de bonheur les spectateurs du Crest Jazz Festival 2010.

Le 03 août, renaud-garcia-fons-06-aout-2010Renaud Garcia Fons (contrebasse) & sa “Linea del Sur”  avec David Venitucci (accordéon), Kiko Ruiz  (guitare) et Pascal Rollando (percussions) ont rallié les vivas unanimes du public. Il vrai que tout était réussi : le répertoire fut interprété avec sensibilité, générosité et conviction par un groupe de musiciens dont la cohérence et la virtuosité étaient à l’égal de la créativité et de l’originalité. Une réussite de bout en bout. Si le leader, Renaud Garcia Fons joue avec humilité derrière son instrument dont il sait tirer les danseuse-linea-del-sur1plus beaux effets et utiliser l’archet avec brio pour faire chanter les cordes, Sabrina Romero a su briller et occuper le devant de la scène avec un talent avéré pour offrir un spectacle digne de la plus pure tradition flamenca . Notre coup de coeur de la soirée va plus particulièrement à david-venitucci1David Venitucci dont la poésie nostalgique et inspirée sert une musique qui a réussi le pont entre jazz, flamenco et expressions latines. Depuis le concert de début de tournée où le groupe (sans la danseuse) s’était produit à l’Amphi de l’Opéra de Lyon, l’orchestre a magnifié son expression et mérite vraiment une salve de bravos.

Le 04 août, youn-a-crest1Youn Sun Nah a confirmé sa place parmi les grandes praticiennes de l’art vocal : son duo avec Ulf Walkenius a tissé un voile de grâce intemporelle et une émotion indicible au-dessus de l’Espace Soubeyran. Sa voix totalement maîtrisée a explosé  dans le scat qu’elle produit à la perfection. Oscillant entre murmure et puissance Youn a exploré avec aisance tous les registres du chant, soutenue par la guitare complice youn-ulk1d’un musicien qui sait mettre en valeur la chanteuse avec laquelle il dialogue réellement. Ce duo qui avait déjà conquis les amateurs de bel ouvrage à l’Amphi de l’Opéra de Lyon a inconstestablement mérité notre soutien inconditionnel et nous lui adressons une gerbe de hourras.

Nous avons aussi été séduit par la prestation de nico-au-piano1Nico Morelli le 05 août avec son “Pizzica Jazz project”. Avec un programme audacieux et original, le pianiste italien a lui aussi réussi la transversalité entre jazz et musique traditionnelle par des ponts tendus entre la pizzica et le jazz, avec des alternances entre les 2 styles et des intermèdes où les 2 répertoires se sont fondaient avec bonheur. Les musiciens furent si convaincants que nous avons redouté aprsè le spectacle la piqûre d’une tarentule : en effet Tiziana Valenti a reproduit sur scène la danse agitée des jeunes femmes du Sud de l’Italie piquées par l’araignée. Tarentelle quand tu nous tiens, la transe nous vient. Nous adressons des clins d’oeil complices et enthousiastes à tous les musiciens de ce groupe qui a déclenché le sourire des spectateurs enchantés.

Bien sûr à Crest comme à Francheville en Juin, nous avons succombé au charme de Ibrahim Maalouf qui confirme incontestablement son talent et sa place incontournable parmi les musiciens de la scène française. Il a semblé que les oreilles du public crestois n’ait pas été préparées à recevoir la musique de ce groupe tonique et haut en puissance après la prestation peaufinée de renaud Garcia-Fons. Il n’empêche que dans les Latins de Jazz nous restons attachés à l’univers de Maalouf. Nous avons aussi bougé sous les assauts multiformes de Abraham Inc. où Fred Wesley a tenu la dragée haute à Krakauer pourtant diablement affairé à explorer tout le registre de sa clarinette. Quant à Socalled il excelle à stimuler et triturer. La soirée du 06 août nous a laissé un arrière goût de frustration après la prestation décevante de Roberta Gambarini soutenue avec peu de conviction par les musiciens de Roy Hargrove qui semblaient s’ennuyer. La chanteuse a vainement tenté de convaincre par des poses séductrices caricaturales alors que sa prestation vocale frisait le clacissisme scolaire. Quant au roi Roy (Hargrove), il n’a pas fait d’ombre aux étoiles qui brillaient ce soir-là, il fut trop peu copie-de-la-tour-de-crest1présent sur scène où il plus dirigé que soufflé . Pour honorer sa couronne, il a tenté par pirouette en fin de spectacle en descendant jouer dans le public comme une star qu’il est pourtant… mais il y des jours moins inspirés (même pour les meilleurs).

Ce sera long d’attendre 2011 pour retrouver, Crest, sa Tour et surtout ….. son festival à l’ambiance chaleureuse, Alain Bellon, Denise Deronzier & toute l’équipe des bénévoles à l’accueil si cordial et ô combien chaleureux.

Pour retrouver le souffle inspiré  de toutes ces musiques : tendez l’oreille sur la programmation des Latins de Jazz, du lundi au vendredi, de 23h à 04h. A bientôt pour d’autres chroniques sur le Blog des Latins de Jazz avec Nicole & Bernard Videmann.

Jazz Campus en Clunissois : toutes voiles dehors

Mercredi 18 août 2010

 Dans le Clunissois ça bouge toujours en fin d’été : en 2010, la dynamique Levallet ne faillira pas  ………. festival_jazz_campus_en_clunisois2Jazz Campus en Clunissois poursuit sa route.

Au programme comme toujours : création, plaisir, surprise, musique contemporaine ou improvisée & toujours des découvertes, rien de formaté, des nettoyages de tympans, de l’inattendu à gogo, du ravissement cochléaire, des friselis chatoyants … des enchanteurs créatifs au service de spectateurs curieux, des groupes à l’audience confidentielle et des artistes de renommée internationale.

En perspective du 21 au 28 oût :

  • 8 jours, 8 lieux
  • 14 concerts, 44 artistes
  • 6 ateliers, une fanfare, des jam’s

………….. pour des musiques vivantes et dépaysantes.

Pour accéder à la programmation détaillée : rien de mieux qu’un clic sur le site et vous saurez tout. Mais pour vous allécher nous vous livrons chacun notre tiercé favori en espérant vous mobiliser sur la route de festival qu’il suffit de goûter pour aimer.

Pour Nicole : les yeux fermés et sans hésiter…… Poésie déclinée sous 3 formes musicales.

-  Verlaine chanté par johngreaves-photo-max-ruiz-nbJohn Greaves en Quintet (J Morin & S Vanot à la  guitare, S Taylor à l’accordéon, L Valéro aux flûtes, violon et bando). Pas besoin d’absinthe : la voix de Greaves, c’est l’ivresse garantie….le 24 août dans la salle communale de Massily à 21h.

- poete_vos_papiersLéo Ferré avec Yves Rousseau en Sextet qui s’appropriera la puissance du poète avec son répertoire “Poète, vos papiers” qui nous avait déjà étonnés et ravis sur disque. a ses côtés sur la scène du théâtre municipal de Cluny : les étonnantes vocalistes Jeanne Added et Claudia Solal, Régis Huby au violon , Jean-Marc Larché qui renouvelle le discours du sax et Christophe Marguet le “poète batteur” qui sert à merveille la forte présence de Yves Rousseau à la contrebasse. Pour les écouter, nul besoin de justifier de votre identité : aimer rêver suffit ! RV le 26 août à 21h.

- Lyrisme, liberté et rêve avec le trio de Didier Levallet à la contrebasse, Ramon Lopez à la batterie & Jean-Charles Richard aux saxophones.

 Pour Bernard : sans hésitation ce sera le samedi 28 août, pour 3 espaces de concerts diversifiés

- à partir de 11h dans le centre ville de Matour,  le concert parade Atelier Fanfare du stage,

- à 12h30 dans le parc de la Maison des Patrimoines de Matour, un repas champêtre suivi du Concert des Ateliers des stagiaires car  Cluny c’est aussi les stages animés par François Raulin, Christophe Marguet, Jean-Charles Richard, Yves Rousseau,  Claudia Solal, Christophe Marguet & Paul Brousseau,

duo-portal-lucA partir de 21h, dans les jardins de l’Abbaye : trois concerts. Le duo de Michel Portal (clarinette) & Sylvain Luc (guitares) : panache et flamboyance en perspective.

 Puis D’Allègres Barbares avec la réunion de cinq irremplaçables improvisateurs déjantés. Lionel Martin sera de la fête avec Patrick Charbonnier, Eric Delbouys, Yoko Higashi et Catherine Laval. Bartok en proue

Enfin, air_hadouk_300dpitrois fakirs qui balladent les spectateurs sur leur tapis volant tels des magiciens nomades en lévitation entre l’Afrique et l’Orient, entre la terre et le rêve : Didier Malherbe (doudouk, sax, …), Loy Erlich (Kora, gumbass, clavier, …) et Steve Shehan (percussions, djembé,…. Hadouk Trio qui offrira ses couleurs musicales dépaysantes et métissées en clôture de cette édition alléchante du Festival Jazz Campus en clunissois 2010.

2009-cluny-nuitEn prime : la silhouette de l’Abbaye, quelques verres de Bourgogne gouleyant et…. la rosée du matin. Plaid et Polaires conseillés mais surtout il est recommandé de venir toutes oreilles au vent !

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