TRIBULATIONS hors des sentiers habituels …………….. Romane & Stochelo Rosenberg font l’école buissonnière
Dimanche 21 novembre 2010La nouvelle alchimie de TRIBULATIONS (Emarcy/Universal), le troisième album de ROMANE & STOCHELO ROSENBERG, ensoleille les programmes des Latins de Jazz, sur RCT CapSao, en cette fin d’année.
En cette année 2010,  les deux guitaristes, véritables stars du genre manouche, ont fait un choix pas banal pour rendre “Hommage à Django” : se promener à travers les musiques du monde en compagnie de musiciens issus des différents styles visités et concevoir un album avec des compositions originales, sans reprise du maître. Aux côtés de leurs invités, ils ont exploré avec bonheur quelques genres musicaux de l’Amérique du Sud, le jazz et ont même fait quelques clins d’oeil au classique et au rock. Le résultat de leur périple devrait combler ceux qui apprécient les croisements musicaux et savent garder les “oreilles ouvertes” sur les différences.
Les puristes amateurs d’orthodoxie devraient aussi y trouver leur compte car Romane & Stochelo mettent leur virtuosité au service de la musique qu’ils servent toujours avec autant de bonheur : leurs chorus dans le plus pur style manouche sont des enchantements.
Issu du monde du Jazz, Stéphane Guillaume est attiré dans un “Guet Apens” furieux et croise le soprane avec les 2 guitaristes et un certain Sanseverino dont les accents électriques pimentent la joute. Les envolées aériennes de Stéphane Guillaume  et la légèreté de son style font aussi merveille dans “Caprice de Bridget” poétique en diable. Stéphane Sanseverino avec sa gouaille et Gérard Legeay (son guitariste sur scène) apportent une tonalité rock à Wild ride, le dernier titre de l’album.
Didier Lockwood, lui aussi issu du jazz, entraîne les guitaristes dans Phase bop : il s’ensuit des échanges virtuoses et véloces. Par contre, le violoniste et le duo devisent avec lyrisme dans “Fragilidade”, une bossa nova souple et tendre.
Christophe Cravéro intervient sur Tribulations où il tient la dragée haute au duo de guitaristes qui s’en donnent à coeur joie sur ce titre manouche en diable.
La dimension émotionnelle est apportée par Daniel Colin (accordéon et bandonéon). Il fait merveille sur la valse musette For Brassens où “la poupée” du poète n’est pas loin. Il sait aussi allumer des Lueurs de mélancolie qui nous transportent vers l’Argentine de Piazzola. Quand il rejoint le Quatuor Story Cordes sur Tangolero il met son savoir faire au service de ce titre qui hésite entre tango et salsa. Le quatuor de cordes participe aussi à  deux autres titres arrangés de main de maître par le contrebassiste Marc-Michel Le Bévillon : une bossa nova délicieuse Brasilian Breeze et Salsa Guitar une salsa endiablée où le pianiste Serge Forté rivalise avec succès avec Romane et Stochelo.

Nicole & Bernard ont tout aimé ....avec
un pincement de coeur pour Brasilian Breeze, romantique et lyrique
une tendresse émue pour Fragilidade, souriante et lègère.
Le 03 décembre, 
compositeur et arrangeur de tous les morceaux enregistrés sous son propre label, “Gaya Music Production”, emprunte la route des sens : le sens des mots, le sens des sons, les SENSations. Et il fait mouche : cet opus diablement esthétique et enlevé procure des émotions positives et place l’auditeur en lévitation.  En effet, l’ensemble orchestral qui interprète le projet du saxophoniste en impose par sa vigueur et sa cohérence : une réelle unité musicale au service de l’écriture du leader. Il s’agit d’une suite de compositions très librement inspirées de courts textes de Nietzsche et de Baudelaire auxquels Jacky Berroyer prête sa voix et son talent. Les répons des musiciens font écho aux climats impulsés par les textes eux-mêmes très souplement inscrits dans la trame musicale. Du saxophone ténor de Samy THIEBAULT s’écoule un flux spiralé et ascentionnel qui s’inscrit dans la plus pure tradition coltranienne. Son propos généreux et énergique reste accessible et demeure au service du swing.

s alternent entre énergie et lyrisme délicat. La contrebasse de Sven Faller fournit profondeur et brillance aux climats réverbérés, aux ambiances étrangements spaciales ou sous-marines. Dans cet album, le trio s’est adjoint la voix de Milton Nascimento sur 2 compositions personnelles : “Ponta de Areia” et “Anima”. Le Brésilien séduit par le premier album des musiciens a enregistré pour cet album à Rio, début 2010. Le reste du disque fut gravé et mixé à Munich. Le percusionniste Marco Lobo a fourni sur “Ocean 11″ une performance absolument étonnante de virtuosité.

Avec LEVA-ME AOS FADOS, son quatrième album, la jeune fadiste Ana Moura confirme sa place parmi les voix qui comptent. Avec ce disque l’art du fado est perpétué dans la plus pure tradition. La belle nous promène dans le monde des souffrances que l’amour inflige aux femmes mais aussi dans la douceur et la sensibilité. C’est bien la saudade portugaise, exquise, amère et sentimentale. Une voix d’alto pleine de force qui chante le fado comme la tradition l’impose : avec douleur et peu d’espoir.
Du 17 novembre au 04 décembre 2010, cette 
 Le
My Favourite Things, Besame Mucho, Triste, Wave, Corcovado, …. Concert à ne rater sous aucun prétexte.
Le
Le 1er décembre,
6 musiciens réunis par la guitare Selmer de 1946, numéro de sortie 607 seront les invités du festival Guitares 2010 à l’


Sixième opus  du trio. La contrebasse de Jean-Philippe Viret est au centre du propos mais le trio est équilibré.Le piano d’Edouard Ferlet réagit aux stimulations des baguettes, cymbales et toms de Fabrice Moreau. L’ambiance est intimiste, les propos feutrés, l’équilibre omniprésent. Le propos musical respire : contrebasse mélodique et ronde, phrasé raffiné et lyrique du piano, maillage expressif et raffiné de la batterie. La musique dynamique rebondit et dévoile toutes ses nuances au fil des titres dont on perçoit qu’ils ont déjà vécu sur scène avant d’être enregistrés.