Maître Portal au sommet de son art

6 juillet 2010

Cette soirée du 05 juillet, inscrite sous le sceau du Jazz a été marquée par le talent de Michel Portal qui a encore une fois affirmé haut et fort la qualité de son discours musical.

Ce musicien semble affectionner les situations périlleuses dont il sait se rendre maître avec les honneurs. Confronté au virtuose trompettiste Ambrose Akinmusire, aux soli d’une limpidité confondante, Michel Portal a laissé place à son talent d’improvisateur qui s’épanouit plus que jamais lors de telles confrontations musicales. Concentré et cherchant l’inspiration au plus profond de lui-même, il a ferraillé avec Bojan Z qui a donné, comme à son habitude le meilleur de lui-même. Il faut dire aussi que le jeu de Nasheet Waits (momentanément à ses côtés avant de rejoindre Jason Moran au Club de Minuit) était à son service pour déconstruire le rythme et relancer son discours . A la contrebasse Scott Coley a opéré un soutien sans faille contribuant à assurer les improvisateurs, michel-portallibres ainsi de prendre tous les risques. Malgré ce climat musical optimal, le leader scrutait les gradins comme s’il avait besoin de l’approbation des auditeurs. Il a très vite su qu’il avait quitus et a offert une prestation sans faille, sous le signe de l’excellence. S’il a embouché ses saxophones, la clarinette basse demeure sa baguette magique.

La soirée ”Carte Blanche” comptait 4 sets. Sylvain Luc présent sur scène  en début de soirée pour un set en guitare solo, a vraiment été remarquable en fin de soirée  lors d’une empoignade magistrale avec Michel Portal, alors que le  quartet Portal - Katche - Vitous - Luc tentait de trouver son rythme.

Lors du 3ème set, Manu Katchémanu-katche s’est exprimé au sein de son quartet où a brillé Alfio Origlio au piano et fenders. Mais la machine huilée du batteur, animateur radio/télé et entertain man a paru quelque peu approximative : les morceaux auraient gagné à être développés. Le batteur a offert UN solo assez convaincant au demeurant mais son jeu tout au long du set nous a semblé manquer de finesse et de nuances et nous a laissé sur notre faim. L’écoute de Third Round (ECM/Universal) nous avait pourtant laissé espérer un musique léchée à l’écriture inspirée.

RV demain pour un écho des musiques brésiliennes.

2 pianistes des Caraïbes pour une soirée céleste

5 juillet 2010

Depuis longtemps le Jazz et les musiques des Caraïbes font bon ménage et ont consummé une union réussie. Le 02 juillet la soirée a été exemplaire et les 2 leaders invités sur la scène du Théâtre ont offert 2 sets différents mais tous deux d’une haute qualité musicale.

monty-alexanderMonty Alexander et son Harlem Kingston Express nous a invité dans un monde à double focale : celle de l’Amérique avec le jazz représenté sur scène à sa droite par un guitariste, un contrebassiste et un batteur et celle de la Jamaïque, son pays d’origine avec le reggae mis en oeuvre par un bassiste, un guitariste - percussionniste et un batteur. Au centre de l’orchestre, Monty au piano barrait son équipage aidé dans les manoeuvres  par son second aux percussions, campé à ses côtés sur le devant de scène. monty-alexander-orchestreDrivé de main de maître, le navire s’est promené de Harlem à Kingston entre Jazz et Reggae pour le plus grand plaisir des voyageurs viennois. Le mariage de ces 2 musiques a été inspiré et très entraînant : une musique populaire qui a plus sans sacrifier la monty-alexander-melodicaqualité, une musique du coeur et du corps pleine de nuances,  interprétée par des musiciens qui maîtrisaient leur discours et ont visiblement pris plaisir à offrir leur création. Monty Alexander a aussi embouché le mélodica s’intégrant encore plus ainsi dans la dimension festive de sa musique.

1er set : Gagnant !

chco-gros-planChucho Valdes originaire de Cuba est un pianiste qui pratique un jazz latin des plus novateurs et ce depuis de nombreuses années. Il a pratiqué sa musique dans des formations diverses : du solo au big band mais il nous a confié que c’est la forme du Septeto qu’il préfère et c’est avec sept musiciens à ses côtés qu’il a excellé sur la scène du Théâtre Antique de Vienne. Irakere est dans les mémoires de tous les amateurs de Jazz Latin mais les Afro Cuban Messengers feront aussi partie des références après l’écoute de ce percu-seulconcert magistral de Chucho Valdés. En effet les musiciens réunis autour du pianiste ont porté haut le niveau de ce jazz-là. Le batteur (Carlos Rojas Castro) associé aux percussionnistes a mené la sarabande polyrythmique avec Yaroldy Abreu Robles et Dreiser Durruthy Bombalé très impressionnant aux tambours bata. Les soufflants ont construit des interventions très modernes même si le saxophoniste aurait gagné à aérer son discours. chucho-sisterChucho très impressionnant de concentration a imposé son style toujours aussi flamboyant, énergique et novateur sur le clavier dirigeant avec attention des arrangements modernes tirés au cordeau. En fin de set il a invité sa soeur Mayra Caridad Valdés à les rejoindre et la dame, aussi grande par la taille et par le talent que son frère s’est taillé la part belle et a emballé le public : son chant puissant et enfiévré, mêlant le scat et l’incantation vocale  a embrasé la foule et les musiciens. Une prestation brillante loin des poncifs de la musique cubaine racoleuse et criarde.

2ème set : Triomphant ! Merci Chucho.

Vive le Jazz Latin lorsqu’il ne fait aucune concession à la qualité.

Nicole et Bernard Videmann vous donnent RV sur leur blog pour de prochains échos du Jazz proposé dans la trentième édition de Jazz à Vienne et dans les Latins de Jazz du lundi au vendredi de 23h à 04h.

Chaleur et affluence sur les gradins du Théâtre Antique

2 juillet 2010

gradinsLa chaleur et le programme ont mobilisé au moins 8 000 spectateurs (à vue de nez) pour les spectacles du 01 juillet : peut-être devrions-nous dire pour assister au concert de Joe Cocker. Ils ont eu raison et ont passé une bonne soirée.

C’est Esperanza Spalding, chanteuse et bassiste qui a ouvert accompagnée par Ricardo Voigt à la guitare, Leonardo Genovese aux claviers et esperanza-spaldingLyndon Rochelle à la batterie. Face aux gradins bondés, elle a assuré avec les honneurs. Bien sûr, un peu tendue au début elle s’est ensuite lâchée mais la jauge du théâtre antique n’est peut-être pas celle qui convient à cette artiste. Sa voix a du coup semblé manquer de puissance, de grave aussi et le groove en a quelque peu pâti. Même si les musiciens ont assuré une honnête prestation, les claviers ont manqué de mordant. Heureusement la bassiste a du répondant : en effet Esperanza a joué avec beaucoup de professionnalisme, de justesse et d’enthousisame sur son instrument. très spontanée et stimulée, elle a même été jusqu’à engager les spectateurs chanter avec elle …. mais en vain (le thème était un peu difficile à suivre) et avec bonne humeur elle a continué sans eux. Nous retrouverons Esperanza, à la rentrée avec son nouveau CD “Chamber Music Society”, très prometteur à la première écoute.

En seconde partie de soirée : Joe Cocker, très attendu par un auditoire plutôt “bon enfant”. L’artiste est apparu, tel qu’en lui-même, fermement posté face au public. Nous avons retrouvé sa voix peut-être un peu plus grave et rauque, moins puissante, comme adoucie, plus soul que rock. Soutenu par des musiciens et choristes efficaces il a repris ses tubes des années passées qui ont ravi les amateurs du Cocker chevelu : Feeling alright, Unchain my heart, Come together. Le public a apprécié un Joe Cocker quelque peu ”attendri” dont la prestation presque alanguie a offert par exemple une version de The Letter qui manquait un peu de mordant. Gageons que le chanteur se souviendra de son face face avec la colline de Pipet avant de retourner à la culture des tomates dont il est passionné (c’est absolument sérieux).

Le Jazz continue à Vienne. A bientôt donc pour des échos Caraïbéens.

Nicole et Bernard Videmann.

2 voix de Femme en hommage à Dinah & Billie

1 juillet 2010

En effet le 30 juin, le Théâtre Antique de Vienne a été le territoire des Femmes : 2 chanteuses, China Moses & DD Bridgewater,  fille & mère se succédant sur la scène, pour un hommage à 2 Divas du Jazz : Dinah Washington et Billie Holiday.

Les spectateurs connaissaient pour la plupart DD Bridgewater, habituée du Festival Jazz à Vienne, où elle a présenté la plupart de ses projets musicaux précédents. Certains initiés avaient déjà pu écouter la jeune China Moses lors du Rhino Jazz Festival ou sur des scènes parisiennes : avant de graver “This is one for Dinah” chez Blue Note,  la jeune-femme maîtrisait le vocabulaire de la musique soul, du R’nB et du hip-hop.

Pour évacuer les anecdotes : une rencontre fille-mère avait de fortes chine-dd-_chien-comprisprobabilités de survenue : elle est advenue pour le plus grand plaisir du public et des photographes (à l’affût de sujets ”chics” à moins que ce ne soit “chocs”). Ce fut la rencontre de l’Astre Solaire (China en jaune d’or) et de l’Arc en Ciel (DD en robe multicolore et bijoux à dominante lapi lapzuli ) : elles ont pleuré, ri et (ouf) chanté ensemble avec brio. Fort heureusement le chien de DD n’a pas mêlé sa voix à celles des 2 reines de la soirée.

 

Musicalement parlant le show de China Moses a été tonique, efficace et de fort bonne facture : voix de caractère bien posée et chinnapuissante, show rôdé. Dinah Washington a reçu un réel hommage. La jeune chanteuse a su restituer l’âme musicale de Dinah sans tenter de la cloner, en restant elle-même (fidèle en celà aux préceptes de DD). La présentation des chansons par le biais d’anecdotes de la vie de Dinah Washington gagnerait à être plus synthétique (là encore le modèle de la mère est prégnant). La présence de Raphaël Lemonnier au piano a assuré une assise solide à la chanteuse. Bref un set fort enlevé et apprécié.

Ceux qui avaient aimé le dernier album de DD Bridgewater “Eleonara Fagan : To Billie with Love” (Universal) savaient à quoi s’en tenir et l’ovation offerte par le public du Théâtre à la dd-craig-handychanteuse nous a confirmé combien l’hommage offert par DD à Billie Holiday a été apprécié. Il est vrai que la diva a donné le meilleur d’elle-même : elle a réellement embrassé et embrasé le répertoire. Elle a joué de tous les atours de sa voix : sensibilité, chaleur, sensualité,  justesse, puissance, variabilité. Elle a mis dans le mille tant sur les tempi rapides que sur les balades et a allumé le coeur des spectateurs. Il faut aussi préciser que les 2010_06302010jav-bis30_06_100133musiciens présents l’ont aidée à gagner le challenge : Edsel Gomez Rentas au  piano, Kenny Davis à la basse, Lewis Nash à la batterie (un trésor de finesse) et Craig Handy aux saxophones et flûte (dont le talent est depuis longtemps reconnu tant chez Carla Bley que dans le Mingus Dynasty ou aux côtés de Herbie Hancock). Pour nous présenter les musiciens talentueux qui l’accompagnaient DD a mimé des manoeuvres de séduction dont la finesse n’était pas le point fort mais cela n’a pas altéré la qualité d’un show musical incontestablement réussi.

Nicole & Bernard Videmann vous donne RV prochaienemnt sur le blog et de 23h à 04h dans les Latins de Jazz, sur RCT Capsao.

A Vienne quand le JAZZ respire………le coeur du Théâtre Antique bat

30 juin 2010

En effet le 29 juin est est une date à marquer d’une pierre blanche pour les amateurs de musique et plus particulièrement pour ceux qui aiment le Jazz.

piano-mehldauLa venue de Brad Mehldau a mobilisé le public, même si une prestation en solo n’est pas forcément le spectacle le plus attractif et le plus facile à écouter. Le jazz avait donc du sens pour ceux qui se sont mobilisés et la musique offerte leur a donné raison.

En effet sur le piano ci-contre reproduit, un Steinway, ce qui n’est pas habituel à Vienne, l’artiste a offert l’âme de sa musique : de son phrasé très personnel ancré dans le classique romantique, il a exploré les tréfonds de son inspiration. Sa maîtrise du clavier est avérée et ce concert l’a confirmé à ceux qui en auraient douté. Il s’est promené dans des territoires musicaux touffus, sombres et rythmiquement soutenus. Il a aussi émaillé son discours d’échappées allégées où le silence occupait sa place pour nous offrir  des espaces libérés et oxygénés. Il a exploré quelques standards rocks I’m old Fashioned (de Tom Waits), Dream brother (de Jeff Buckley),  certaines de ses  compositions personnelles mais s’est promené dans le jazz en interprétant une version ciselée de My favorite things. L’artiste est apparu serein et inspiré, a communiqué simplement avec le public et est revenu, sans se faire prier, partager du bonheur avec le public qui l’en a remercié. 

La seconde partie de la soirée fut impériale : wayne-shorter_sopranoWayne Shorter et ses compagnons avec lesquels il chemine depuis quelques années : Danilo Perez au piano, John Patituci à la contrebasse & Brian Blade à la batterie.  Les musiciens ont joué dans une réelle osmose et le temps a été une variable essentielle de ce concert. En effet les compositions ont pris force dans la temporalité : comme si la puissance de l’expression des musiciens se modelait au fur et à mesure du déroulement de la partition. Comme un vase prend forme sur le tour de l’artiste : note après note, phrase après phrase. La musique a été malaxée, peaufinée, étirée et triturée à l’extrème jusqu’au paroxysme. Wayne a joué sans linéarité, à la recherche du son, à lwayne-shorter-4tet_saluta poursuite de la musique à laquelle il aspire : une musique sans concession, loin des schémas simplistes et des poncifs du jazz, une musique qui se mérite. Cette musique là, Wayne Shorter et ses compères  l’ont offerte à la toute fin de leur concert : elle s’est exprimée au faîte de sa magnificence au cours des rappels offerts avec générosité et brio. Merci à eux de ces instants de Pure Musicalité.

Nicole & Bernard Videmann, vous donne RV prochainement pour des échos des concerts de Jazz à Vienne 2010….. Que le Jazz soit avec vous !!!

Ça d’Jazze à Vienne……

29 juin 2010

Le Festival “Jazz à Vienne 2010″ fait vibrer le Théâtre Antique de Vienne depuis 4 jours : les coupables sont les musiciens de jazz et nous les en remercions.

En ouverture le 25 juin, Joachim Kühn (piano) et ses compères Majid Bekkas (djembri, oud, kalimba, voix) et Ramon Lopez (percussions, batterie)) ont planté solidement le décor : du jazz mâtiné d’influences gnawas, une Musique ancrée dans la liberté de l’improvisation. Le public à l’origine mobilisé par Paolo Conte s’est laissé conduire dans le monde balisé par le trio et a acclamé les musiciens qui ont su leur offrir une musique différente et fort éloignée de leurs écoutes quotidiennes. Le chansonnier italien a offert un récital conforme à son talent d’homme de scène et même si le batteur a manqué de finesse, le répertoire et la prestation du groupe et du leader furent à la hauteur des attentes du public qui en a redemandé.

tchavolo-schmitt-familyLa soirée du  26 juin a rendu hommage au jazz manouche avec la Dorado Schmitt Family qui a offert un répertoire ancré dans la tradition de Django Rheinhardt mais où le patron de la famille a su imprimer son ême : celle d’un  musicien dont l’humanité et la sincérité transpire à chaque instant et dont les qualités de compositeur n’ont pas failli. Dorado Schmitt s’était entouré de 2 de ses fils (le benjamin de 14 ans a fait pâlir les guitaristes débutants), 2010_06262010jav-25_06_100005de son neveu fort inspiré et véloce, de Rocky Gresset dont l’intervention fut anecdotique, de Pierre Blanchard au violon (très ancré dans la pure tradition), de Laurent Gauthier à la contrebasse attentif et appliqué, de Hono Winterstein irremplaçable rythmicien à la pompe et de Marcel Loefler, accordéoniste dont le talent n’est plus à prouver.

La soirée “Guitares” s’est ensuite orientée vers le pur flamenco que Paco de Lucia a porté à de très hauts sommets, mais de cela nul ne doutait. Duquende a été au diapason du talent du Maître. C’est avec surprise et plaisir que nous avons découvert l’harmonica embouché par Antonio Serrano. Cet instrument a apporté une dimension aérienne à la musique flamenca révérée par des adeptes de cet art espagnol porté ce soir là, à son plus haut niveau.

Le 27 juin le Théâtre Antique transformé en chapelle à ciel ouvert a permis à la musique gospel de s’élever : Liz McComb en fut la maîtresse de cérémonie.

regina-carter_01Le 28 juin, le jazz repointe son nez. Regina Carter & Reverse Thread a offert au public un voyage dans le monde qu’elle explore avec ses compagnons actuels : 2010_06282010jav-28_06_100005Ba Cissoko à la kora, Will Holshouser (accordéon), C Lightcap (basse) et A Garnett (batterie). Il s’agit d’un jazz teinté des musiques traditionnelles de Madagascar et d’Afrique de l’Ouest. Son archet baigné dans le creuset du classique n’a pas oublié la vélocité et la précision. Une sorte de folk jazz qui hésite entre Louisianne et Afrique, une musique réitérative que le public a aimé.

Manhattan Transfer, groupe  mythique inscrit dans la pure tradition “vocalese”, a offert un vrai show à l’américaine, avec des gimmicks qui ont pu irriter les puristes mais la réputation du groupe n’est vraiment pas usurpée. En effet les voix se promènent dans tous les styles sans failles. manhattan-transfer_01Certes Janis Siegel s’est imposée par une présence vocale puissante et très juste, sans pour cela que Cheryl Bentyne ne paraisse effacée : sa prestation dans Tutu fut d’ailleurs remarquable. Tim Hauser a perdu en puissance mais non en efficacité et Alan Paul, malgré une prestation un peu maniérée a tenu sa partition avec brio. Hormis 2 romances un peu sucrées, le répertoire a plongé dans les grands standards, de Count Basie à Chick Corea sans oublier des hommages à Miles Davis et Clifford Brown et bien sûr le tant attendu “Birdland” (indicatif d’une émission Jazz à Gogo…. sic) immortalisé par Weather Report, avec Zawinul, Pastorius et….. un certain Wayne Shorter que le public de Vienne attend avec impatience.

RV donc avec Wayne Shorter le 29 juin dans le Théâtre Antique et aussi avec Brad Mehldau en solo.

Retrouvez toujours sur le 99.3, les Latins de Jazz, de 23h à 04h, du lundi au vendredi, avec les spots sur Jazz à Vienne présentés par Nicole Videmann et Jean-Paul Boutellier et la programmation irremplaçable mitonnée par Bernard Videmann.

à bientôt pour une autre chronique

Jean Paul Boutellier présente la 30ème édition de Jazz à Vienne dans les Latins de Jazz

15 juin 2010

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A partir du 14 juin, du lundi au vendredi dans les Latins de Jazz de 23h à 04h , Jean-Paul Boutellier présente la 30ème édition de Jazz à Vienne aux auditeurs de RCT Cap Sao.  Sur les ondes du 99.3, de soir en soir il dévoile  le programme de ce festival 2010 qui se déroulera du 25 juin au 09 juillet au Théâtre Antique. 

Avec le talent de conteur qui lui est propre, il donne à découvrir les artistes qu’il a invités en situant chacun dans son univers propre : une présentation très personnalisée, émaillée de commentaires précieux où érudition et humour rivalisent.

Lorsque Nicole lui demande de définir le cru 2010 en 3 mots, il n’hésite pas et le place sous la bannière de la convivialité, du partage et du souvenir. Après chaque évocation du maître des cérémonies, la musique résonne, calée avec soin et précision par Bernard, pour qui les musiques jazz n’ont pas de secret. Soir après soir, en amont de l’évènement, c’est donc l’occasion rêvée pour les auditeurs de fignoler le planning des soirées viennoises à partager entre amis en découvrant les facettes encore cachées des musiques programmées à Vienne au cours des 16 soirées de ce festival 2010.

jazzavienne-02-_2010_affiche2Le site du festival Jazz à Vienne est bien sûr une ressource indispensable à consulter pour en savoir plus et mieux cibler le programme des jours et nuits viennoises en juin & juillet. Outre le Théâtre Antique il devient possible d’explorer les menus des autres scènes et réjouissances : Club de minuit, Jazz Mix, scène de Cybèle, Lettres sur Cour, Musaïques, Caravan’Jazz, Ciel de Lyon, etc…..

Pour clore l’interview, Jean-Paul Boutellier a joué et accepté d’attribuer le  qualificatif qui lui paraisait convenir à chaque soirée de Jazz à Vienne 2010 :

  • soirée dépaysante le 25 juin avec  Joachim Kühn en trio et Paolo Conte
  • programme éblouissant le 26 juin pour la soirée Guitares avec Dorado Schmitt Family & Paco de Lucia
  • ambiance spirituelle pour le programme Gospel du 27 juin que Liz Mc Comb et ses invités rendont sacrée
  • musiques classieuses le 28 juin avec Regina Carter & Manhattan Transfer
  • invités inouis le 29 juin en les personnes de Brad Mehldau & Wayne Shorter
  • incroyable plateau le 1er juillet avec Esperanza Spalding & Joe Cocker
  • ambiance explosive le 02 juillet pour la soirée Caraïbes avec Monty Alexander & Chucho Valdès
  • musiques décoiffantes le 03 juillet avec le Blues interprété par Malted Milk, Music Maker & Joe Bonamassa
  • anniversaire déjanté le 04 juillet avec le Jazz Carrousel dans les rues de Vienne
  • une Carte Blanche incroyable à Michel Portal & Manu Katché le 05 juillet
  • menu exotique le 06 juillet avec la soirée Brésil pilotée par Mart’nalia & Carlinhos Brown
  • musiques incontournables le 07 juillet en hommage à l’Afrique avec The Mahotella Queens et Angelique Kidjo et son hommage à Myriam Makeba
  • programmation inespérée le 08 juillet avec sur la même scène successivement Elvis Costello & Diana Krall
  • inventive Jazz Mix Night le 09 juillet jusqu’au petit matin en compagnie de Bobby Mc Ferrin, SpokFrevo Orquestra, Céline Bonacina et tous les autres artistes invités
  • somptueuse conclusion le 17 juillet avec l’Extra Night de Norah Jones

jazz-carrousselcarrousel2Du JAZZ à GOGO pour tous

Fort en Jazz 2010 à l’Iris : réussite forte en jazz

13 juin 2010

2010_06132010fortenjazzyaron0003-02En 2010 à Francheville, le festival “Fort en Jazz” a pris ses nouveaux quartiers à l’IRIS de Francheville. Le choix des organisateurs pour cette structure qui accueille déjà les Avant-Sons durant l’année, a été une réussite probante. Le temps n’a pas influé sur la fréquentation des spectateurs et la programmation profilée sur 2 semaines a offert une palette de musiques ancrées dans l’actualité du Jazz et ouvertes sur des horizons élargis. La proximité du public et des artistes a créé une intimité propice à l’écoute. Toutes les équipes du site (techniciens, accueil, organisateurs) ont apporté leur pierre à l’édifice et contribué à la qualité devalerie-brujas1 cette 21ème  édition. Les musiciens ont, sans exception offert des prestations qui ont comblé le public généreux de ses vivas.

Aux auditeurs de RCT Cap Sao, Valérie Brujas (Directrice du Festival) avait promis en 3 mots un festival : “engagé, convivial et de qualité”.

coeurPour reprendre le rituel des “3 mots” coutumier des “Latins de Jazz”  Bernard a trouvé Fort en Jazz 2010 : haut en couleur, généreux et éclectique. Nicole a aussi apprécié la diversité des musiques, l’engagement de tous , artistes, organisateurs, équipes, public, et la sérénité ambiante.

HAUT EN JAZZ

1 concert, 3 mots, 2 avis : Yaron Herman Solo

13 juin 2010

Dimanche 13 juin 2010 15h30 : dernier concert du festival Fort en Jazz 2010 avec Yaron Herman en solo. Le pianiste a habitué le public de la région à des prestations de qualité : Rive de Gier au Rhino Jazz, Villefranche au Théâtre, Lyon en Résidence à l’Amphijazz.

2010-fort-en-jazz-yaron-herman-microLe récital produit par l’artiste dans la salle Barbara n’a pas fait exception. Très concentré, Yaron Herman a exploré le clavier dans toutes ses dimensions. Multicoloriste, il s’est balladé aux confins du jazz hors de toute frontière stylistique. Comme à son habitude il a flirté avec le jazz (Night and Day de Cole Porter, Bemsha Swing de Monk), 2010-fort-en-jazz-yaron-herman-salut le classique, la pop  (Fragil de Sting, No surprise de Radiohead), les airs traditionnels du folklore juif (Ha Tikva), les musiques de film (Baby Mine) et quelques unes de ses compositions originales (Vertigo).

Bernard a succombé à la musique généreuse et contrastée de ce poète du clavier dont la force tranquille ne manque pas d’inspiration et n’affiche aucune complaisance. Sa parfaite maîtrise technique et son imagination libérée permettent à Yaron de s’exprimer de manière très personnelle et contrastée. Grâce à Yaron Herman, Nicole a accédé à un monde en expansion dont les frontières se nomment sensibilité, créativité et lyrisme.

JAZZ AD LIBITUM

Bernard a vécu

Festi’jazz au Péristyle de l’Opéra : 8ème édition

13 juin 2010

C’est avec plaisir que les auditeurs de RCT CapSao retrouveront la programmation estivale rafraîchissante du plafon-du-peristylePéristyle de l’Opéra.

En effet, comme une oasis de fraîcheur, le Péristyle de l’Opéra se transformera de nouveau en terrasse estivale (de 9h à 23h) et offrira une programmation de musique jazz (à partir de 19h) tout au long de l’été :  un festival de musiques colorées et dépaysantes qui conduira les spectateurs dans tous les territoires du Jazz. L’occasion pour les citadins lyonnais d’écouter de la musique, toutes oreilles ouvertes, sans discrimination de genres : il y en aura en effet pour tous les goûts.

Du 15 juin au 04 septembre 2010, 25 groupes programmés avec comme règle du jeu : un même groupe pendant 3 jours, du lundi au mercredi ou du jeudi au samedi (avec une petite exception pour la dernière semaine), 3 concerts par jour : 19h, 20h15, 22h.

Dans cet éventail de soirées, Nicole & Bernard Videmann ont repéré quelques concerts à ne pas manquer :

  • du 28 au 30 juin : Eric Téruel
  • du 05 au 07 juillet Céline Bonacina avec son AlefaTtrio
  • du 22 au 24 juillet : Plain Sud
  • du 26 au 28 juillet : Marc Thomas et Olivier Truchot Trio
  • du 09 au 11 août : Anne Paceo, Joan Eche Puig & Leonardo Montana
  • du 26 au 28 août : David Sauzay Quintet
  • du 30 aôut au 08 septembre : Alfio Origlio, Andy Barron & Jerôme Regard
  • les 02 & 03 septembre : David Enhco, Jon Boutellier, Patrick Maradan, Romain Sarron & Stéphane Vincenza
  • le 04 septembre : le big band “L’Oeuf” en guise de feu d’artifice

mais cette sélection n’est bien sûr pas exhaustive. Pour découvrir l’intégralité de la programmation, des photos, des extraits musicaux, des précisions sur les styles des musiciens, des liens avec leurs sites : RV sur le site de l’Opéra de Lyon en cliquant sur : Péristyle de l’Opéra.

A bientôt sur le Blog des Latins de Jazz pour quelques échos “1 concert, 3 mots, 2 avis”.