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29-06-2010 La Mojarra Eléctrica, plongée au coeur des racines afros de la musique colombiennes Version imprimable Suggérer par mail
 La mojarra eléctrica, les nouveaux ambassadeurs de la musique afro colombienne.

 

 

Au début du 21e siècle, sur l'asphalte froid de la rue 19, en plein centre ville de Bogota, en Colombie, nait un groupe qui se fait appeler LA MOJARRA ELECTRICA, qui réunit de nombreux musiciens en grande partie issus du jazz mais aussi formés en musique folkloriques. Leur son est un bon mélange de musique traditionnelle afro colombienne; depuis la côte Atlantique, plongeant au cœur des racines de cette région: le “bullerenge”, la « chalupa » et ses dérivés: des rythmes marqués au son du tambour, des musiques nées de la première communauté afro libre d'Amérique du Sud “San Basilio de Palenque”, en passant par le Pacifique nord colombien, plus spécifiquement dans le département de choco, terre nourrie par le fleuve Atrato, baignée par le son d'une musique née dans des canoës appelés les “Aguabajo”, et un format de orchestre militaire hérité de l'Europe mené par la clarinette “La Chirimía”. Finalement, le son est arrivé au Pacifique sud: Guapi, Timbiqui, Tumaco et plus généralement dans le département de Cauca, influencé et séduits par le son aquatique d'un instrument ancestral “la marimba de chonta”, le pilier fondamental du « Currulao », il réussissent à établir une base solide et des racines intimement liées à la musique afro de leur pays. Tout s'est fondé aussi à partir d'éléments de la musique afro nord-américaine: le jazz de Coltrane et Miles Davis, le Funk de james Brown et la puissante « descarga salsera » de New York, en passant par la musique antillaise de Cuba, avec sa timba, le songo de Los Van Van et le Latin Jazz de los Irakere, jusqu'à la Jamaïque, avec le raggamuffin et le reggae de Bob Marley. Ils obtiennent avec ce mélange un son qui leur est propre, chargé de passion, d'interprétations de chansons traditionnelles et de compositions originales, atteignant ainsi une communion esthétique qui évocatrice de la Mère Afrique avec tout le poids de la modernité. Quand LA MOJARRA ELECTRICA entre en scène ou que l'on écoute l'un de ses trois diques, “Calle 19” “Raza” ou “poder para la gente”, l'auditeur se trouve face à un train de rumba brava, avec un poisson de la taille de Moby Dick et aux dents de requin blanc et un pouvoir indéniable à savourer jusqu'à l'épuisement. Dans un monde chaque jour plus globalisé et dont les frontières sont en même temps de plus en plus délimitées, la MOJARRA ELECTRICA propose un son nouveau avec « le pouvoir au peuple » pour que l'humanité sente qu'elle ne fait qu'une “RAZA” (race) dans une “CALLE 19” (rue 19) de n'importe quel coin du monde et que la musique est notre langage universel, qui nous rend plus humain. Et l'histoire ne se termine pas ainsi car le mélange ne se voit pas seulement dans sa musique mais aussi du côté des intégrants du groupe qui viennent d'écoles de musique différentes et de toute la Colombie.

 

http://www.myspace.com/lamojarraelectrica

 

 

 
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