« Creology », le nouvel album de la chanteuse portugaise Carmen Souza

« Creology », le nouvel album de la chanteuse portugaise Carmen Souza

Carmen Souza revient avec « Creology » avec le bassiste Théo Pascal. Ensemble, ils proposent des chansons où se mêlent musique créole capverdienne et jazz. Un album chaleureux.

Sur son huitième album, « Creology » (Galileo/Pias) soCouverture de l'album "Creology" de Carmen Souzarti en France le 23 février 2018, la chanteuse Carmen Souza est toujours accompagnée par le bassiste et ami Théo Pascal. Les deux complices explorent la musique créole capverdienne de leurs racines.

Fille du Cap Vert, Carmen Souza est issue d’un héritage directement lié à l’esclavage créole, tandis que Theo Pascal est le fils d’un pasteur baptiste portugais dont la mission, dans les années 70, était d’aider les Africains en fuite après le processus de décolonisation et la révolution portugaise.

« Creology » intègre des éléments issus de l’Afrique et fait voyager à travers les rythmes propres à la culture capverdienne, le batuque, le funana, le semba, le qui-lapanga, le marrabenta, les sons afro-brésiliens et cubains et aussi le jazz de la Nouvelle-Orléans.

Carmen Souza et Theo Pascal mélangent très librement les éléments traditionnels de leur héritage culturel avec d’autres composants comme le jazz. Ainsi ils consolident leur identité musicale qui inonde les douze plages de « Creology ».

Fondé sur les musiques créoles capverdiennes, l‘album « Creology » offre douze titres dont les rythmes évoquent à la fois le  Portugal, le Cap-Vert, le Mozambique, l’Angola, le Brésil, Cuba et la Nouvelle-Orléans. Malicieuse, rauque et acidulée à la fois, la voix de Carmen Souza réchauffe les douze chansons de ce disque.

Outre la reprise du titre Upa Neguinho d’Edu Lobo où la chanteuse s’accompagne au piano et celle de Pretty Eyes du pianiste Horace Silver d’origine capverdienne, l’album « Creology » propose dix chansons originales écrites par Carmen Souza et composées par Théo Pascal.

Sur « Creology », Carmen Souza et Théo Pascal dépassent la nostalgie des musiques créoles capverdiennes pour mettre en valeur leur dimension joyeuse. La voix mutine et libérée de la chanteuse se promène avec aisance soutenue par une assise rythmique souple mais solide. Une musique solaire qui pétille.

Candomblé Ketu & Rythmes afro-brésiliens au Musée des Confluences

Candomblé Ketu & Rythmes afro-brésiliens au Musée des Confluences

Du 8 au 11 mars le Musée des Confluences propose de découvrir Candomblé Ketu et rythmes afro-brésiliens. Avec le percussionniste Edmundo Carneiro et un maître du Candomblé Ketu.

En 2018 au Musée des Confluences, le cycle de musiques et de spectacles « Vibrations du monde » propose un coup de projecteur sur le Candomblé Ketu, cérémonies afro-brésiliennes jamais représentées en France, loin des lieux de cultes traditionnels.

« Camdomblé Joãozinho Da Gomea (1946 – Salvador, Brésil) » Photo Pierre Verger

Deux créations du percussionniste Edmundo Carneiro et la venue inédite des maîtres du candomblé Ketu (Salvador de Bahia). Spectacles, concerts, masterclass, films et conférences sont au programme de ce voyage poétique, musical et spirituel.

Ce projet est le fruit d’un partenariat entre le Musée des Confluences et les Ateliers d’ethnomusicologie de Genève, qui ont œuvré avec Edmundo Carneiro et la fondation de l’ethnologue Pierre Verger à Bahia. Une vingtaine d’artistes se produiront pour la première fois en France, à Lyon.

Utilisé dans l’État de Bahia, au Nord Est du Brésil, le terme de candomblé désigne les groupes religieux présentant un ensemble de pratiques rituelles festives, originaires d’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui l’une des croyances les plus populaires au Brésil, le candomblé n’est presque jamais pratiquée en dehors des terreiros, petits morceaux de terre africaine sur le sol brésilien sur lesquels sont invoqués les orixás (esprits)

« Banzo, Ritmos & Timbres »

Le le concert d’ouverture « Banzo, Ritmos & Timbres » se déroule le jeudi 8 mars 2018 à 20h30 dans le Grand Auditorium du Musée des Confluences avec un spectacle qui se déroule en deux actes.

La soirée ouvre avec « Banzo » et les guitaristes Milton Daud, Edinho Godoy et Luca Bulgarini qui égrainent leurs arpèges au rythme des tambours atabaques d’Edmundo Carneiro. Ils évoquent la mélancolie de l’esclave du Brésil arraché à son Afrique natale.

« Ritmos & Timbres ». Au programme, cuivres et percussions. Musicien de renommée internationale, Edmundo Carneiro partage son temps entre son Brésil natal et la France. il renoue avec ses racines en accompagnant des artistes de la scène brésilienne. C’est l’occasion de vivre un moment et de danser au rythme du maracatú, du baião, du xote, du foro, de la samba.

« Candomblé, danse des orixás »

« Festa de Yamanjã (1947 – Salvador, Brésil) » Photo Pierre Verger

Le spectacle inédit « Candomblé, danse des orixás » est proposé le samedi 10 mars 2018 à 20h30 dans le Grand Auditorium du Musée des Confluences.

Le candomblé était la première expression des esclaves du Brésil, qui célébraient au son des tambours leurs orixás, divinités qu’ils travestissaient en saints catholiques pour ne pas s’attirer les foudres de leurs maîtres qui voyaient d’un mauvais œil ces cérémonies.

Le groupe Ofa mènera la représentation avec des chants, des danses et des musiques pour immerger le public dans l’univers unique de cette culture afrobrésilienne. Formé à Salvador de Bahia en 2000, le groupe est reconnu comme une référence de la transmission du candomblé. La présentation des cérémonies de candomblé sera introduite par Mae Cici, Mère de saint et conteuse à la Fondation Pierre Verger.

Conférences, films et masterclass

  • Une conférence avec Gerson Silva (directeur de l’école des percussions Pracatum, quartier de Candeal, Salvador de Bahia) est proposée le 9 mars 2018 à 14h30 dans le Grand Auditorium autour de « La musique, tremplin pour une mutation urbaine, le miracle de la favela de Candeal ».
  • Une projection permet de visionner « Hibridos, les esprits du Brésil » de Priscilla Telmon et Vincent Moon le 9 mars à 12h30 dans le Grand Auditorium. Des Courts-métrages sans commentaires ni autre voix et chants que ceux de l’accomplissement du rite pour nn voyage musical et ethnographique à travers les cérémonies sacrées et leur diversité.
  • Gratuite, la masterclass gratuite intitulée « Les rythmes du Candomblé Ketu » est organisée le 9 mars à 16h dans le Grand Auditorium avec Iuri Passos, maître tambour du terreiro Gautois de Bahiaqui. Il présentera les origines des rythmes du Candomblé originaire des peuples Nagôs, Yorubas, Bantos et Daomé et présent dans différents courants de la musique brésilienne, comme la Samba de Roda.
  • masterclass gratuite consacrée à la guitare dans l’univers des rythmiques afro-bahianaises se tient le 10 mars à 10h30 dans le Petit Auditorium avec Gerson Silva, directeur de l’école des percussions Pracatum, quartier de Candeal, Salvador de Bahia. Il analysera les transformations musicales des rythmes afro-bahianais et brésiliens et proposera une méthodologie d’arrangement de cette musique pour les guitares. Pour précision l’atelier est ouvert uniquement aux personnes ayant une pratique instrumentale confirmée
  • Un atelier gratuit de pratique des rythmes du Candomblé Ketu est animé le 10 mars à 11h30 par Iuri Passos, maître tambour du terreiro Gautois de Bahia. Il propose un atelier de pratique pour découvrir et approfondir les différents rythmes et techniques des percussions du Candomblé. Pour précision cet atelier est ouvert uniquement aux personnes ayant une pratique instrumentale confirmée ; les percussions sont mises à disposition par le musée.
« Flor Roxa », le premier clip de l’album « Intact » de Toninho Almeida

« Flor Roxa », le premier clip de l’album « Intact » de Toninho Almeida

En mai 2017 le chanteur et auteur-compositeur brésilien Toninho Almeida a sorti « Intact ». Aujourd’hui il présente « Flor Roxa », le premier clip tiré de cet album.

Le chanteur, multi-instrumentist et auteur-compositeur Toninho AmeidaInstallé à Lille depuis près de 30 ans Toninho Almeida enseigne la musique et a fondé un collectif de musiciens, le Brasil Afro Funk, qui puise son inspiration dans les trois genres musicaux que son nom affiche.

Dans Couverture de l'album "Intact" du chanteur, zuteur compositeur Tononho Almeida« Intact », son quatrième album, Toninho Almeida s’est replongé dans sa propre culture populaire. La majorité des morceaux ont été composés à l’aube des années 90, avant son départ du Brésil. A l’occasion des 20 ans de la création de son collectif Brasil Afro Funk, le multi-instrumentiste Toninho Almeida a ressorti ces titres où il mixe les langues et les genres.

Toninho Almeida a enregistré « Intact » à la Barraca Zem entouré du noyau dur de ses musiciens, Florence Vincenot aux claviers, Mehdi Bennadji à la batterie, Osman Martins à la guitare et au cavaquinho, Roberto De Oliveira au trombone et à la mandoline et Stéphane Beaucourt à la basse, sans oublier la participation de percussionnistes et de nombreux chanteurs.

On est frappé par la diversité des influences qui traversent les quatorze titres de l’album « Intact ». Les rythmes brésiliens et africains font bon ménage avec le funk. Il se dégage l’impression d’une nostalgie qui n’oublie pas de flirter avec la joie de vivre. Langueur décontractée, rythmique efficace, voix chaleureuse et mise en place impeccable.

Né à Euclide Da Cunha, une commune brésilienne du Nord de l’état de Bahia, Toninho Almeida transite par Rio de Janeiro puis à São Paolo. Au fil du temps il devient poète, comédien, guitariste et fait plusieurs fois les premières parties de Gilberto Gil. Après avoir exercé comme professeur à l’Académie des Musiques Actuelles de Bahia, il s’envole pour la France.

Après Paris, il se fixe à Lille où il enseigne la danse, la guitare et les percussions. Initiateur de nombreux projets musicaux, il enchaîne les tournées et enregistre deux albums, « Violeta » en 2000 et « Mitade » en 2005. Toninho Almeida se replonge ensuite dans ses racines brésiliennes et explore foró, musique traditionnelle afro-brésilienne, pagode

Après ce retour aux sources, « Deu Forro No Samba » voit le jour en 2014, suivi d’une tournée en Europe et d’un Brasil Tour. Pour boucler la boucle, Toninho Almeida profite de son nouveau studio à la Barraca Zem pour enregistrer « Intact », comme un clin d’oeil à sa jeunesse et aux vingt ans du collectif Brasil Afro Funk.

Rendez-vous avec les Coups de Cœur de Nicole & Bernard tous les dimanches de 07h à 09h dans « BOSSA & SAMBA » pour vibrer à l’écoute des titres de l’album « Intact » de Toninho Almeida. On se laisse embarquer sur les rythmes de Flor Roxa, Intact, Nu et Ras le Bol.

Suite à la sortie de son album en mai 2017, Toninho Almeida présente « Flor Roxa », le premier clip tiré du CD « Intact »,. Pour l’occasion la Cia Fusion de danses urbaines de Belo Horizonte (Brésil), était de passage à Lille et a participé au clip, tourné entre les rues de Lille et la Barraca Zem. Le titre balance de belle manière au rythme des chorégraphies alternées avec des prises tournées dans la ville.

Anat Cohen célèbre le Brésil avec « Rosa dos Ventos » et « Outra Coisa »

Anat Cohen célèbre le Brésil avec « Rosa dos Ventos » et « Outra Coisa »

Le 28 avril 2017 Anat Cohen a sorti « Outra Coisa » avec le guitariste Marcello Gonçalves et « Rosa dos Ventos » avec le Trio Brasileiro. Deux facettes de la musique brésilienne.

Publiés le 28 avril 2017, les deux albums « Rosa Dos Ventos » et « Outra Coisa » (Anzik Records) renforcent le lien de la clarinettiste Anat Cohen avec la musique du Brésil. Deux opus, deux idiomes différents.

Sur « Rosa Dos Ventos », Anat Cohen s’associe avec le « Trio Brasileiro »  et explore la musique traditionnelle du choro brésilien et ses reflets modernes. C’est la deuxième collaboration enregistrée entre Anat Cohen et le trio après « Alegria Da Casa » gravé en 2015. Sur « Outra Coisa », Anat Cohen joue en duo avec le guitariste brésilien Marcello Gonçalves

La clarinettiste israélienne de New York, Anat Cohen a tissé des liens très forts avec le Brésil. Elle nous fait visiter le Brésil, ses fleurs, ses saisons, ses paysages et ses musiques. Elle se promène dans le choro avec une grande aisance tout autant que dans les thèmes de Moacir Santos. Alternativement lumineuse, douce, chatoyante ou légère, Anat Cohen et sa clarinette enchantent littéralement la musique des deux albums.

Après une première collaboration avec le Trio Brasileiro sur le disque « Alegria Casa » enregistré en 2015, Anat Cohen sort « Rosa Dos Ventos ». L’album propose uniquement des compositions originales écrites par les membres du Trio Brasileiro et par Anat Cohen.

Formé en 2011, le Trio Brasileiro  se consacre à l’exécution du choro, musique traditionnelle brésilienne, ainsi qu’à leurs propres compositions contemporaines, inspirées par ce style. Le trio est composé de Douglas Lora, un célèbre guitariste membre du Brasil Guitar Duo, de Dudu Maia, un des meilleurs virtuoses de mandoline du Brésil et du batteur/percussionniste Alexandre Lora.

Le choro est a pris naissance au milieu du XIX siècle à Rio de Janeiro. Comme quelques autres styles contemporains comme le Dixieland et le jazz de la Nouvelle-Orléans des origines, il a été créé par la combinaison des danses européennes traditionnelles, polka,  valse et mazurka avec des rythmes africains et sud-américains. C’est un style qui convient tout à fait aux improvisateurs virtuoses.

Sur « Rosa Dos Ventos », l’instrumentation reproduit celle de l’orchestre traditionnel du choro avec la guitare à 7 cordes, la clarinette et le pandeiro. Le traditionnel bandolim à 8 cordes, version brésilienne de la mandoline, est remplacé dans le Trio Brasileiro par un inhabituel bandolim à 10 cordes. Outre le pandeiro, le percussionniste utilise par ailleurs d’autres instruments de percussion dont le Hand Pan, un instrument à percussion aux couleurs sonores intrigantes.

Sur O Ocidente Que Se Oriente les sons du Hand Pan évoquent l’indie-rock contemporains mais demeure le climat doux-amer du traditionnel choro. Sur Flamenco la guitare esquisse des rappels de flamenco. Ijexá sautille d’aise sur un rythme de candomblé. Sambalelê est décoiffant de virtuosité. On rêve de danser sur Valsa Do Sul où le chant de la clarinette évoque les rayons de soleil qui jouent à cache-cache avec les vents légers.

Tout en se promenant dans ces différents styles et traditions, Anat Cohen et les musiciens du Trio Brasileiro, excellent dans l’improvisation et bouleversent les références du choro traditionnel qu’ils réinventent.

Sur l’album « Outra Coisa » la guitare à sept cordes de Marcello Gonçalves et la clarinette d’Anat Cohen entretiennent une délicate conversation où les deux instruments sont très complémentaires. Le répertoire composé des titres du grand compositeur et arrangeur brésilien Moacir Santos (1923-2006). Cet album diffère du précédent mais on retrouve bien sûr la virtuosité et la sonorité profonde et lumineuse de la clarinettiste qui imprègne de mélancolie la texture musicale de l’album.

Le titre de l’album, « Outra Coisa », fait écho à « Coisa » enregistré en 1965 par Moacir Santos avec grand orchestre. Tous les titres portent le nom de coisa (chose) et sont tous numérotés à partir de 1. Multi-instrumentiste (saxophoniste, clarinettiste et trompettiste), le compositeur et arrangeur a été très influencé par les musiques africaines et américaines.

En lisant les partitions de Moacir Santos directement à partir de son répertoire de chansons,  le guitariste Marcello Gonçalves a constaté que la musique s’adaptait parfaitement à la guitare à 7 cordes, comme si la musique avait été composée pour l’instrument qu’il pratique. Marcello Gonçalves a passé une année à travailler sur ce répertoire.Il a proposé à Anat Cohen de prendre connaissance des arrangements sur lesquels il avait travaillé.

La clarinettiste a accepté et l’album est né en deux jours en janvier 2016 à Rio de Janeiro puis a été mixé en juillet 2016 aux Battery Studios par Mark Wilder. Les arrangements de Marcello Gonçalves écrits pour leur duo apportent une grande fraîcheur aux compositions de Moacir Santos.

Sur l’album « Outra Coisa » le duo reprend les coisa 01, 05, 06, 09 et 10 du disque de 1965, « Coisa » de Moacir Santos. On a particulièrement apprécié Coisa No. 1.

On est tombé sous le charme du titre Amphibious qui ouvre l’album. La clarinette teinte d’une tendre mélancolie la samba Maracatucute. Le titre Coisa n°10 restitue comme la coisa d’ouverture l’extrême ntente musicale des deux instrumentistes à l’inspiration inépuisable.

Anat Cohen et Marcello Gonçalves ont gravé un album où règnent de bout en bout virtuosité, sensibilité et légèreté. Un monde enchanteur qu’il est difficile de quitter. On garde ensuite le sourire et le souvenir d’un moment qui frise l’absolue perfection musicale et esthétique.

« ¡Caramba! », voyage Paris-La Havane avec le Big Band « Bigre ! »

« ¡Caramba! », voyage Paris-La Havane avec le Big Band « Bigre ! »

Du mambo à la rumba, du boléro à la timba, du son au reggaeton, l’album « ¡Caramba! » invite à la danse. Avec le Big Band  « Bigre ! » on voyage entre Paris et La Havane.

Le Big Band « Bigre ! » sort son sixième album, « ¡Caramba ! » (Grolektif Productions/L’Autre Distribution) le 31 mars 2017. « Bigre ! » continue ses pérégrinations rythmiques métissées. Il réunit aujourd’hui la riche culture musicale cubaine et la grande chanson française.

« Bigre ! » est créé en 2007 par Félicien Bouchot  avec quelques musiciens du collectif « le Grolektif ». Depuis le trompettiste est toujours directeur musical et arrangeur du groupe. Dix ans après, « Bigre ! » a déjà enregistré cinq albums alors que le sixième se profile pour le 31 mars 2017… « ¡Caramba ! ».

Sur « ¡Caramba ! » les 21 musiciens du Big Band Bigre ! » font sonner les instruments. Section de saxophones, section de trompettes/bugles, section  de trombones/conques, guitare, claviers, basse, batterie et percussions, sans oublier deux invités de marque, Kevin Louis (voix, bugle) et Célia Kameni au chant sur la moitié du répertoire.

Sur « ¡Caramba ! », le big band « Bigre ! » célèbre les musiques cubaines avec un savoir-faire sidérant. Le son d’un grand orchestres cubain déclenche l’enthousiasme. On a envie de bouger au rythme du tempo. C’est à tomber raide de plaisir !

Après deux voyages à La Havane Félicien Bouchot a l’idée de remettre au goût du jour le son du big band cubain devenu plutôt rare après l’age d’or des années 50 et l’orchestre de Tito Puente.

Pour ce faire il imagine une histoire d’amour au rythme des musiques cubaines. Les percussions mènent le rythme. Danseuses et danseurs se déhanchent, se frôlent. La danse devient séduction… le tour est joué. Pour le chant, il invite Célia Kameni à rejoindre « Bigre ! » avec qui elle a déjà travaillé sur le disque précédent. La chanteuse est présente sur la moitié du répertoire de « ¡Caramba ! ».

Le trompettiste et la chanteuse sélectionnent quatre grandes chansons françaises. Ils ciblent Mea Culpa (textes de Michel RivGauche/musique Hubert Giraud) chanté par Edith Piaf, La Chanson des Vieux Amants (texte de Jacques Brel/musique de Brel et Gérard Jouannest) et Gueule d’amour de Barbara (texte et musique). Félicien Bouchot transforme les musiques et de conçoit des arrangements orchestraux qui transfigurent les rythmes d’origine en des musiques latino-cubaines aux rythmes endiablés. Les cuivres font flamboyer la musique sur une rythmique étincelante. Ça groove de belle manière. On écoute Célia Kameni qui mène le show sur Quelle histoire (paroles de Jeanne Moreau/musique d’Antoine Duhamel).

On peut aussi apprécier deux thèmes interprétés en Anglais. So Called Love composé (paroles et musique) par Célia Kameni et Eternalee composé (paroles et musique) et interprété par le chanteur et bugliste Kevin Louis. Le dernier titre de l’album reprend des motifs de « Miami Beach Rumba » (de J. A. Camacho, I. Fields et A. Gamse) devenu sur le disque Voyage à Cuba, un titre plein de fraîcheur et d’humour.

Les sept morceaux instrumentaux permettent de profiter de la richesse et de la complexité des rythmiques et des orchestrations, toutes plus étincelantes les unes que les autres. On note le clin d’oeil de l’orchestre à son histoire musicale qui fait surface sur Mambo 1 où la musique de Cuba embrasse celle de l’Ethiopie.

Pour sûr, « ¡Caramba ! » sonne vraiment cubain. Les rythmes latins, rumba, charaga, timba, son, bolero, cha cha, bata les plus variés défilent. Dans le pur esprit des années 50, le Big Band « Bigre ! » exécute des orchestrations chatoyantes et cuivrées. Les rythmiques complexes et précises respectent les codes des musiques cubaines qui éclatent dans un feu d’artifice inouï.

All Night Jazz 2017 à Vienne… Brazil avec Seu Jorge & Bixiga 70

All Night Jazz 2017 à Vienne… Brazil avec Seu Jorge & Bixiga 70

Le 13 juillet, Jazz à Vienne#37 se termine avec la Soirée All Night Jazz 2017 … programmation festive orientée vers les Musiques du Monde. Le Brésil est présent avec Seu Jorge et Bixiga 70.

Pour la Soirée All Night Jazz 2017, le festival propose cette année une programmation festive orientée vers les Musiques du Monde. Le Brésil est au rendez-vous de cette nuit musicale avec le chanteur et guitariste Seu Jorge et le groupe Bixiga 70.

Dernière soirée de Jazz à Vienne, la Soirée All Night Jazz est chaque année un moment phare de la programmation du festival. Cette soirée emblématique se déroule du coucher au lever du soleil avec au petit matin, le café et les croissants proposés aux festivaliers encore présent à l’aube dans le Théâtre Antique.

En 2017, on se réjouit de voir programmés de nombreux représentants de la nouvelle génération des musiciens français et internationaux.

La soirée ouvre rituellement avec le groupe lauréat  2016 du tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne. Cette année, on a donc le plaisir de ré-écouter les trois musiciens du groupe toulousain « Amaury Faye Trio », Amaury Faye (piano), Louis Navarro (contrebasse) et Théo Lanau (batterie).

La venue de Keziah Jones constitue un temps fort de la soirée. Sa musique s’abreuve aux sources du blues mais résonne des échos du funk, du jazz et des Musiques du Monde. Il appelle cela le BluFunk qui devrait enchanter les amateurs de groove. Les sept Californiens du groupe « Con Brio » partagent une même passion pour le funk et la soul psychédélique typiques de la Bay Area de San Francisco. Leur énergie est communicative et leurs concerts magnétiques.

Depuis septembre 2016 et la sortie de son album « Free », le saxophoniste français Guillaume Perret navigue libre et en solitaire. Par l’électrification de son instrument et les dispositifs d’effets associés, le musicien produit les sons de tous les instruments de l’orchestre. Ainsi le saxophone génère sonorités et rythmes d’une percussion, d’une grosse caisse ou d’une caisse claire, d’une basse, d’une guitare ou d’un synthé. Réelle immersion dans les énergies, les rythmes et les sonorités, le spectacle est fascinant.

Seu Jorge, l’un des chanteurs contemporains les plus talentueux du Brésil, est devenu célèbre en 2004 grâce au film « A Life Aquatic » de Wes Anderson (très librement inspiré des aventures du commandant Cousteau). Dans son rôle de Pelé do Santos, un marin chanteur, il y interprétait des morceaux de David Bowie en portugais, seulement accompagné d’une guitare acoustique.

David Bowie avait alors déclaré : « Si Seu Jorge n’avait pas chanté mes morceaux dans cette langue, je n’aurais jamais entendu cette nouvelle beauté qui les a imprégnés ». Douze ans plus tard, le 10 janvier 2016, la star britannique disparaît brusquement.

Depuis novembre 2016, Seu Jorge est en tournée aux États-Unis pour rendre un hommage sensible et décalé à David Bowie. Le Brésilien interprète les titres de la fameuse bande originale en recréant sur scène des éléments de « A Life Aquatic ». Il interprète alors les chansons cultes de Bowie : Changes, Rebel Rebel, Five Years, Space Oddity. A la croisée des genres, cette proposition musicale devrait réunir les amateurs des musiques de David Bowie, ceux de Seu Jorge et bien d’autres.

Déjà venus à Vienne en 2016 sur la scène de Cybèle pour « Jazz & Dance Connection » les Brésiliens de la  fanfare Bixiga 70 débarquent cette fois au Théâtre Antique. Ce combo de dix jeunes Brésiliens de Sao Paulo regroupe depuis 7 ans des musiciens venus de différentes scènes de la ville. Considéré comme le fer de lance de la scène afro brésilienne, le groupe a partagé la scène avec de grands noms tels que Tony Allen, Seun Kuti & Egypt 80, Ebo Taylor et Antibalas.

Leur quartier Bixiga est un melting-pot culturel dans lequel se côtoient des personnes d’origine africaine, italienne et du nordeste ce qui fait que naturellement leur musique est une fusion de rythmes africains et sud-américains. La base reste l’afrobeat, mais il est enrichi de malinké guinéen, de funk, de salsa, de candomblé brésilien, de samba, de carimbo et de cumbia. Tout un programme !

L’un des groupes les plus hypes d’aujourd’hui, Bixiga 70 est une véritable invitation à la fête. Un cocktail brésilien à perdre haleine avec une forte dose de polyrythmie afrobeat, une bonne mesure de son cuivré, une pointe d’épices tropicaux pimentés de funk et un trait de sonorité électro , Bixiga 70 devrait mettre le feu au Théâtre Antique.

Sans aucun doute, s’il y a une soirée à ne pas manquer durant le Festival Jazz à Vienne#37, c’est bien la « All Night Jazz » du 13 juillet 2017. Embarquement garanti pour vivre toute une nuit dans un monde musical multiculturel, varié et festif. Un jazz ouvert sur les musiques du monde faite par les musiciens d’aujourd’hui pour construire l’univers musical de demain.

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