Le Jarabe Tapatio, la danse nationale du Mexique

Le Jarabe Tapatio, la danse nationale du Mexique

Le Jarabe Tapatio mêle la valse et la polka au rythme rapide zapateado. C’est un combiné énergique de vie et de rythme. Si vous cherchez à mélanger la passion sensuelle, aux regards torrides et aux déhanchés endiablés, ceci est pour vous !

 

Attention toutefois au tournis !… du coeur comme de l’esprit. Vous danserez alors au diapason des trompettes, des violons et des guitares tenus entre les mains habiles des Mariachis.

Cette danse raconte une histoire d’amour ; une histoire toute en feinte, séparation et retrouvaille. Les deux danseurs commencent leur virevolte corporelle à distance réduite, le corps en arrière mais les deux têtes proches l’une de l’autre, réunies entre elles par la tension féroce du regard. Une tension, oui !.. Juste une tension ! Le contact est proscrit, place au jeu de la frustration ! Le charro montre sa virtuosité, il exhibe sa virilité ; la chira poblana quant à elle l’attire jovialement.

Mais quel homme serait assez fou pour penser conquérir si simplement le cœur d’une mexicaine ? Ne vous fiez pas au sourire. Car c’est avec le même sourire que la femme se détache, qu’elle revient puis tourne en ronde, l’attire puis se retire ; c’est avec ce sourire donc qu’elle teste sa pugnacité. Ici, l’amour est un jeu.

Après tant de déchirures, la femme se donne enfin à l’homme qui laisse tomber son chapeau à terre. Elle le ramasse, ils entament la diara, une marche triomphale ; puis la musique se termine écrasant l’homme aux genoux de sa dulcinée d’un soir.

Le Jarabe Tapatio, bien plus qu’une simple danse

 

Originaire de la Guadalajera, cette danse porte en elle l’énergie féroce et provocante de la révolution de 1870 dont elle découle. Tant imprégnée d’un imaginaire et d’un abstrait conquérant, tant révélatrice d’un état d’esprit, d’un ordre social ; cette danse, art en soi, est également devenue créatrice d’art puisqu’elle est représentée au travers de nombreux tableaux et autres oeuvres picturales.

Alors, voulez-vous, vous aussi, entrer dans la ronde ?

A bientôt pour un nouvel article ensoleillé sur CAPSAO !

M.G


Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jarabe_tapat%C3%ADo

Le pepián, un délice guatémaltèque

Le pepián, un délice guatémaltèque

Au menu cette semaine, chez radio CAPSAO : un délice précolombien qui nous arrive tout droit du Guatemala. Il s’agit de l’incontournable « Pepián « , un plat typique à tester sur place.

Le pepián est un ragoût traditionnel du Guatemala. Il a été inventé par les Kaqchiquels (groupe ethnique issu de la population maya) de la région de Chimaltenango, au nord-ouest du pays. L’origine de ce plat remonte à l’époque pré-hispanique. En effet avant l’arrivée des espagnols, l’alimentation des mayas était essentiellement constituée de maïs, d’haricots, d’herbes et de « chile ». En fait, les mayas servaient le pepián pendant les cérémonies, car le chile était une offrande pour les Dieux.

( Photo: Johan Ordóñez/AFP)

( Photo: Johan Ordóñez/AFP)

Pendant la conquête espagnole, l’influence hispanique déteint sur la civilisation autochtone. Les mayas évoluent donc en ajoutant de la dinde et du riz. Le pepián est un plat contenant de la viande (Bœuf, dinde, poulet ou porc), des tomates, des miltomates (petites tomates vertes), du chile (piment fort), du sésame et de la pepitoria (graines de courge) ; le tout accompagné d’une sauce rouge ou verte (tout dépend de la préparation). La sauce se fait à base de jus de cuisson de viande, de jaune d’œuf et de graines de courge moulues.

Le pepián s’accompagne généralement avec du riz et des légumes : güisquil (légume que l’on ne trouve pas en Europe), ejotes (haricots verts), patate et carottes.

Il ne faut pas oublier l’incontournable tortilla de maïs et quelques bouts d’avocat. Et…listo!

Michelle.


Sources:

Wikipedia
ehowenespanol.com
soy502.com

 

El señor de los Milagros – Pérou

El señor de los Milagros – Pérou

CAPSAO vous entraîne, le temps de quelques lignes, dans la région de Lima, sur le littoral péruvien, pour découvrir la magnifique procession du Seigneur des Miracles qui se déroule les 18 et 19 octobre de chaque année.

 

C’est au niveau du couvent des Nazaréens que l’on se trouve. Une foule immense attend impatiemment, et pour cause : les prêtres, entourés des spectateurs ébahis, se préparent à faire le porté du « Señor de los Milagros ». L’image est grandiose ! Les aubes de soie violettes se mêlent à la brillance dorée du tableau que le cortège liturgique s’apprête à mettre sur les épaules.

Ce tableau, c’est le Seigneur des Miracles, nommé ainsi en référence aux nombreux miracles qui l’entourent. Peint sur une façade d’Adobe, au sein de la confrérie de Pachacamilla, le christ crucifié est sorti intact des décombres dans lesquelles un séisme et un raz de marée avaient plongé la ville entière. Cette image, c’est la victoire contre la nature ; cette commémoration, un appel au temps clément.

Voilà les prêtres qui soulèvent l’énorme présentation ; sous les acclamations et les applaudissements respectueux de la foule. Le tableau, resplendissant de hauteur sur son socle est désormais visible de tous. Les confettis sont jetés, l’encens brûlé ; la marche peut commencer. Déambulant dans les rues de Lima, le cortège, associé aux sourires légers des passants, donne une lumière nouvelle à l’architecture de la ville. C’est, selon l’habitude, soit une découverte, soit une redécouverte de ses rues.

Ce sont tous les ans des millions de fidèles qui arpentent plein de gaieté les rues de Lima. Et si celle-ci ne dure que 2 jours, il n’en est pas tant de la commémoration totale qui, elle, s’étend du 1er au 30 octobre de chaque année. Donc, ne vous inquiétez pas : la fête continue !

A bientôt pour un nouvel article ensoleillé sur CAPSAO !

M.G


Sourceshttps://fr.wikipedia.org/wiki/Seigneur_des_Miracleshttp://voyage-au-perou.com/seigneur-des-miracles-el-senor-de-los-milagros-paris/

 

Le Heiva i Tahiti

Le Heiva i Tahiti

Chaque juillet se déroule les festivités du Heiva sur l’île de Tahiti. Véritable institution, ce festival permet d’avoir un aperçu de la richesse culturelle des îles qui composent la Polynésie Française.

C’est un festival qui est attendu par toute la population et par les touristes puisqu’il permet de découvrir et de célébrer la culture et le folklore polynésien.

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Le Heiva permet tout d’abord d’assister à des compétitions sportives. C’est l’occasion de connaître les sports traditionnels tel que le porter de caillou, le lancer de javelot ou encore la course de porteurs de fruits.

On peut aussi y suivre les courses de va’a, les pirogues traditionnelles.

En plus des compétitions sportives, il y a des concours de chant et de danse.

Pour les concours de himene (chant), il y a plusieurs catégories:

• le tarava qui est le genre de chant traditionnel dirigé par le ra’atira, le chef de cœur
• le ru’au, qui est un style de chant très ancien, chanté par trois à cinq personnes
• le himene nota, qui est un type de chant religieux
• le ‘ute, qui est un type de chant humoristique, chanté par seulement 2 ou 3 personnes

Le jury départage alors les participants selon le respect des rythmes, les thèmes abordés ou encore l’authenticité des textes.

Il y a enfin le plus attendu de tous, le concours de danse pendant les soirées!

On y retrouve deux catégories:

• Hura ava tau, qui regroupe les groupes de danse amateurs
• Hura tau, qui regroupe les groupes de danse professionnels

Le concours de danse réserve toujours un spectacle exceptionnel et unique.  En effet, chaque groupe va tenter de se démarquer, et on va donc pouvoir admirer de sublimes costumes et des chorégraphies uniques.

 

Enfin, il existe une compétition au niveau des danseurs, car chaque année est organisé le concours de la meilleure danseuse et du meilleur danseur de ‘Ori Tahiti (danse tahitienne). Lors de sa prestation, le danseur doit donc prouver qu’il est le meilleur en exécutant des pas imposés.

 

VL.

La fête des œillets au Portugal

La fête des œillets au Portugal

La fête nationale du Portugal est le 10 Juin, en mémoire du grand poète portugais Luis de Camoes. Cependant, il existe une deuxième célébration qui pourrait s’y apparenter. En effet, la fête des œillets au Portugal est vécue comme une deuxième fête nationale!

La fête de la liberté au Portugal, aussi appelé la « fête de la révolution des œillets », se tiendra le 25 Avril prochain. C’est un jour férié afin de commémorer cette révolution des plus pacifiques.

 

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Pour l’histoire, en 1933 le dictateur Salazar a imposé un régime autoritaire à l’aide de l’armée et, même quand il a dû se retirer pour raisons de santé, il a fait pression sur son successeur pour garder la même ligne de conduite.

Cependant, en 1974, des milliers de Portugais se rebellent, et les soldats ornent leurs canons de fusil d’un œillet en soutien au mouvement. C’est pourquoi cette fleur va devenir le symbole de ce coup d’état qui a permis au Portugal de se libérer de la dictature.

Aujourd’hui, on célèbre donc cette date dans les rues en arborant le drapeau du pays et la fleur symbole de cette révolution : l’œillet!

VL.

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