Banda Eva, 37 ans d’existence mais toujours d’une beauté rare !

Banda Eva, 37 ans d’existence mais toujours d’une beauté rare !

Banda Eva créé en 1980, ne perd en rien sa valeur internationale. Les rythmes joyeux et festifs composent les 11 albums qui ont construit sa légende. Beleza Rara (Beauté Rare) est un tube de 1996 que vous pouvez découvrir ou redécouvrir sur Radio CAPSAO.

Né à Bahia, dans le du nord du Brésil, le groupe oriente sa musique principalement sur du axé, style populaire très apprécié au carnaval de Salvador.

On ne compte plus les tubes entre Beleza Rara, Vem meu amor, Minha Paixao, Eva, Leva Eu, Alo Paixao… C’est un véritable coup de foudre avec le public.

Ivete Sangalo, l’une des voix emblématiques de Banda Eva, interprète la plupart des chansons et se retrouve souvent en premier plan sur les albums et dans les clips.

Depuis 1999, la belle est en solo et est l’une des personnalités les plus attendues du carnaval.
Elle a remporté à maintes reprises le trophée Dodo et Osmar dans la catégorie meilleure chanteuse, qui récompense quasiment tous les ans les meilleurs artistes du carnaval de Salvador.

Même si le groupe a repris son activité en 2013 avec Felipe Pezzoni, on espère qu’il fera un grand concert comme en 2005 lorsqu’il a fêté ses 25 ans !

En attendant, Ivete Sangalo sera de retour en Europe le 15 septembre prochain pour l’édition 2017 du Festival Rock in Rio !


Source : Facebook Banda Eva & Ivete Sangalo


Marine

Notre héros préféré, Romeo Santos, dit le king de la bachata

Notre héros préféré, Romeo Santos, dit le king de la bachata

Jour de l’amour et de l’amitié, la Saint Valentin a permis à de nombreux artistes de refaire surface en publiant leurs nouveaux titres sur la toile.

Surnommé le « King » de la bachata, notre Romeo international en fait parti. Sa nouvelle chanson « Heroe Favorito » est en ligne depuis le 14 février 2017.

 

Adulé par un public majoritairement féminin, Romeo s’est fait connaître grâce au titre « Obsesion » sorti en 2003. Leader et chanteur du groupe Aventura, il a composé la plupart des albums avant de démarrer une carrière solo en 2011. Nous pouvons dire que c’est l’un des pionniers de la bachata, puisqu’il fait danser la planète sur ces tubes caliente. Il sait également inspirer les talents amateurs qui sont nombreux à faire des reprises et les publier en ligne

Au delà de son règne, Romeo Santos c’est aussi des duo avec de grands américains et latinos comme Drake (Odio), Usher (Promise), Wisin y Yandel (Noche de sexo), Don Omar (Ella y Yo) ou encore Enrique Iglesias (Loco). Et des tubes qui passent facilement la barre des 18 millions en quelques jours comme son petit dernier « Heroe Favorito ».

A 35 ans et avec une telle carrière, la générosité est le mot d’ordre de ses concerts où il fait monter une à deux fans le temps d’une chanson et consacre deux moments de discussions autour de la vie et des origines de chacun. Il n’est pas rare de voir surgir des drapeaux dominicains, colombiens, cubains ou espagnols lors de ces temps forts et d’entendre des cris de joie tout au long de sa prestation.

Nous le retrouverons le 27 avril lors de la cérémonie du magazine Billboard, pour savoir si oui non, il gagnera le titre du meilleur artiste tropical de l’année.


Source : site officiel de Roméo Santos


Marine

« Havana Cultura Anthology », la créativité de la musique cubaine

« Havana Cultura Anthology », la créativité de la musique cubaine

Les vingt-trois titres de « Havana Cultura Anthology » célèbrent huit années de recherches et d’expérimentations musicales menées par Gilles Peterson sur l’avant garde musicale de Cuba. La sortie de ce double CD donne à entendre la vitalité de la culture musicale cubaine.

Quelques mots sur Gilles Peterson, même si la réputation du DJ et programmateur n’est plus à faire. D’abord  sur la radio 1 de la  BBC il est passé en 2012 sur BBC radio 6 Music pour animer trois heures d’émission tous les samedis. Ce DJ est aussi producteur et responsable de label. C’est d’ailleurs sous cette casquette qu’il a réalisé des compilations thématiques autour des musiques brésiliennes, africaines et bien d’autres styles de musiques où se mêlent l’électro, le hip-hop, le funk, le R&B, le jazz, des musiques teintée de world ou d’underground. Clairement, le père de l’Acid-Jazz est un vrai défricheur de talents et de musiques.

Invité en 2009 à Cuba par Havana Cultura, Gilles Peterson a alors enregistré avec la fine fleur de l’île, un double album, « Havana Cultura : The New Cuba Sound ». En 2010 il produit « Havana Cultura Sessions EP » avec Danay Suárez et aussi « Havana Cultura Remixed ». En 2011 la série continue avec « Havana Cultura : The Search continues » et il faut ensuite attendre 2014 pour que sorte « Havana Cultura MIx – The Soundclash! ». En 2015 Gilles Peterson travaille avec la chanteuse Daymé Arocena avec qui il réalise « Havana Cultura Sessions EP ». Cette initiative se poursuit jusqu’à 2016 où est publié « Havana Rumba Sessions ». Le projet que Gilles Peterson mène avec Havana Cultura constitue une référence musicale sérieuse qui présente l’arc en ciel de la création musicale cubaine.

Après huit années de ce travail acharné à explorer la musique cubaine sous toutes ses formes actuelles, Gilles Peterson livre le 18 novembre 2016« Havana Cultura Anthology », un double album produit sous son label Brownswood Recording. Les vingt-trois titres témoignent de la créativité cubaine contemporaine et de la diversité des expressions.

Ce double album est le résultat du travail mené par Gilles Peterson depuis 2008, en collaboration étroite avec son Havana Cultura Band, qui réunit le meilleur des musiciens et chanteur(se)s cubains invité(e)s : Danay Suarez, Daymé Arocena, Telmary et Elain Morales, Mayra Carirad Valdes, Dreiser Sexto Sendido. Dans la galaxie du producteur on trouve les brillants re-mixeurs que sont Mala, Motor City Drum Ensemble, Owiny Sigoma, Poirier ou Michel Cleis.

A l’écoute des 23 titres du double album on découvre les visages multiples d’une musique à l’inventivité bouillonnante. Certes de nombreux morceaux, comme Arroz con Pollo ou Ipacuba, restituent la tradition afro-caribéenne influencée quelquefois par la culture yoruba. D’autres titres restituent l’influence des musiques urbaines comme Check La Rima ou La Mulata Abusadora gravé en 2011 sur « Havana Cultura : The Search continues » ….

 

On aime aussi  les couleurs jazz de Orisa et de Rezando qui tranchent avec les atmosphères plutôt house du Rezando remix par Michel Cleis ou de celui de La Plaza par Poirier. On vibre aux échos de La Rumba Experimental, un remix de Motor City Drum Ensemble, enregistré en 2016 sur « Havana Rumba Sessions »

… et pour se faire plaisir on survole en 8’59 le double album « Havana Cultura Anthology ». Que du bonheur !!!

En comparant le double album « Havana Cultura Anthology » au Buena Vista Social Club du XXIème siècle, le producteur anglais Gilles Peterson affirme une vérité criante. En effet, cette anthologie témoigne de la vitalité de la musique cubaine toujours plus brillante et inventive que jamais.


Latin de Jazz

Hola ! – le chanteur Joey Montana ne s’arrête plus

Hola ! – le chanteur Joey Montana ne s’arrête plus

Vous avez encore « picky picky » de Joey Montana dans la tête ? CAPSAO le remplace par « hola » !

 

Qui n’a pas dansé au moins une fois sur les rythmes de Picky ? Son interprète, Joey Montana, sort un nouveau morceau pas moins entrainant : Hola !

Chanteur panaméen de reggaetón et de musique urbaine latine de 34 ans, Joey Montana ne s’arrête plus.
Il débute en 2000 en formant le groupe La Factoría avec deux autres artistes du Panama, Demphra et Joycee. Leur carrière musicale se développe avec diverses tournées en Colombie et au Mexique ainsi que des participations à des festivals. Ils arrivent à vendre 100 000 disques et sont nommés « groupe de l’année » par les Premios Oye, équivalent mexicain des Grammy Awards. Après cinq ans dans le groupe, Joey Montana quitte La Factoria pour lancer sa carrière solo, dont le premier album sorti en 2007 s’intitule Sin Cadenas.

En juin 2015, sa célébrité progresse considérablement avec le hit Picky, qui fait fureur en Amérique Latine ainsi qu’aux Etats Unis et dont le clip est l’un des plus vus du moment ! Il continue maintenant sur sa lancée et sort le single Hola, dont il espère tout autant de succès.

« Je suis très content de partager cette nouvelle chanson avec mes fans », explique-t-il. « Je me suis beaucoup amusé en créant Hola et je crois que ça se sent quand on l’écoute ; le morceau est frais et amusant, et je suis sûr que mes fans vont en apprécier chaque minute. »

Capsao confirme ! Hola mêle les sonorités tropicales caractéristiques de Joey aux rythmes urbains et caribéens qui donnent envie de danser. En plus de cela, le très joli clip qui accompagne la chanson nous emmène découvrir la ville de Mexico, pour une immersion totale ! On vous laisse vous y plonger mais attention, comme sa grande soeur Picky, Hola ne sort pas de la tête… On vous aura prévenus !

 

 

Emma B

Sources :
http://www.cmtv.com.ar/biografia/show.php?bnid=2415&banda=Joey_Montana
http://www.buenamusica.com/joey-montana/biografia
https://es.wikipedia.org/wiki/Joey_Montana#cite_note-3
http://www.cadenadial.com/2016/joey-montana-cambia-el-picky-por-un-hola-80635.html

« ABUC »… ! Roberto Fonseca voyage dans l’histoire de la musique cubaine

« ABUC »… ! Roberto Fonseca voyage dans l’histoire de la musique cubaine

Roberto Fonseca publie « ABUC », son huitième album chez Impulse! Véritable kaléidoscope de couleurs dansantes, « ABUC » raconte la riche histoire de la musique cubaine. Le pianiste croise les sons d’hier et ceux d’aujourd’hui. Les époques se télescopent, les rythmes éclaboussent de couleurs et d’énergie.

Dès le titre de l’album, « ABUC », Roberto Fonseca annonce la couleur. Tout comme il inverse les lettre du nom de « CUBA » pour nommer son album, il mélange dans un voyage musical chatoyant toutes les musiques cubaines au long des quatorze plages. En effet le pianiste mêle les rythmes et les sons. Il inscrit de la modernité au sein de la tradition musicale cubaine.

L’album « ABUC » (Impulse!/Universal) sorti le 11 novembre est vraiment un concentré énergique de la tradition cubaine que stimule la modernité.

Avant cet album, on connaissait déjà quelques détails de la vie du pianiste cubain Roberto Fonseca. Apparu sur scène à l’âge de 15 ans au Festival International de la Havane, celui qui a étudié au Havana’s Superior Institut of Art a sorti son premier album « Tiene que ver » en 1999. On sait qu’il a assuré le remplacement de Ruben Gonzalez au sein du Buena Vista Social Club avant d’accompagner Ibrahim Ferrer lors d’une grande tournée mondiale.

Par la suite il a mis son talent au service de la chanteuse Omara Portuando. En 2014, sur les scènes de l’hexagone, on a pu écouter le pianiste jeter un pont entre Cuba et l’Afrique aux côtés de la chanteuse malienne Fatoumata Diawara. Un album est d’ailleurs né de cet échange, « At Home » (Montuno/Jazz Village), enregistré live au Festival de Jazz de Marciac.

 Aujourd’hui, sur « ABUC »,  Roberto Fonseca fait le choix délibéré de raconter l’histoire de la musique cubaine à sa manière. Il propose sa propre vision et incorpore des allusions au passé à une musique délibérément contemporaine.

Des origines à aujourd’hui, « ABUC » conte la grande histoire de la musique cubaine. Avec cet album pêchu et coloré, Roberto Fonseca donne à entendre contradanzamambo, cha-cha-cha, danzon et boléro. Comme lors d’une sauvage escarga, ces jams cubaines où les musiques se mélangent, le passé se mêle au présent. Les musiques du passé se teintent d’ambiances contemporaines. Les rythmes cuivrés coexistent avec le hip-hop.

Roberto Fonseca s’affranchit de toute chronologie et navigue en zigzag à travers le temps dans un voyage qui n’a vraiment rien de linéaire. Au gré des titres il mélange les époques et les styles et fait même coexister des musiques de différentes périodes au sein d’un même morceau.

Quatorze plages dont huit compositions originales et quatre autres thèmes co-composés avec certains des interprètes de l’album. Une composition de Ray Briant ouvre et termine « ABUC ». Il s’agit de Cubano Chant. Cette composition du pianiste Ray Briant (1931–2011 est un des premiers morceaux de jazz que Roberto Fonseca a écouté. Il dit l’apprécier à double titre, d’abord pour son appartenance au jazz dont le pianiste se revendique et aussi parce que Ray Briant l’a conçu comme un hommage à Cuba et sa musique.

En ouverture de l’album, on écoute une riche version orchestrale de Cubano Chant. Le piano présente le thème. Il est vite rejoint par des percussions foisonnantes et de chatoyants riffs cuivrés . Le trombone virtuose de Trombone Shorty vient dialoguer avec l’orchestre et le piano. L’énergie est au rendez-vous. Pour terminer l’album, Roberto Fonseca reprend le thème en piano solo. Une très courte improvisation virtuose et syncopée prise sur un rythme plus rapide que le titre d’ouverture.

Aux côtés du pianiste, les intervenants sont nombreux. Outre la chanteuse Daymé Arocena et le chanteur Carlos Calinga, on a le plaisir de retrouver Rafael Lay, Roberto Espinosa Rodriguez et les chanteurs de l’Orquesta Aragon. La participation du trompettiste Manuel « Guajiro Mirabal » apporte une touche nostalgique au titre Despues.

On a vibré sur Tumbao de la Unitad, une guajira où les sonorités de la guitare électrique se mêlent à de l’électro et aux percussions du Brésilien Zé Luis Nascimento. Le bonheur est complet lorsque résonne la voix et la guitare d’Eliades Ochoa. Il appelle à l’amour, à la paix et à l’unité dans le monde. Au moins la musique permet-elle d’espérer que ce rêve devienne un jour réalité.

Sur Contradanza Del Espiritu, le vieux rythme cubain de la contredanse est pris très lentement. La masse orchestrale de cuivres et percussions rejoignent le piano. Roberta Fonseca accentue l’aspect classique de ce titre. On est aussi séduit par la modernité de Tierrra Santa ainsi que par Sagrado Corazon où, avec l’Orquesta Aragon, le rythme hésite entre bolero, danzón et cha-cha-cha.

Family résonne comme un boogaloo immergé dans la musique cubaine. Orgue électrique, riff des cuivres, voix teintées années 60, tout se télescope et enchante. La fin du morceau n’est pas sans rappeler les orchestrations de Lalo Shifrin ou Les Cornichons de Nino Ferrer.

Tous les titres rivalisent d’inventivité et de chaleur mais sans nul doute, Afro Mambo devrait rallier tous les suffrages. On se laisse porter par les couleurs typiques de ce mambo où voix, percussions et riffs cuivrés stimulent le jeu du piano. Si le titre audio est splendide, la vidéo Afro Mambo est absolument renversante.

Sur « ABUC », le son d’aujourd’hui croise celui d’hier. A l’écoute de l’album, on chavire et on se retrouve la tête à l’envers mais on reprend très vite l’équilibre pour entrer dans la danse et laisser tourner en boucle les 14 titres de l’album. Un concentré d’énergie irrésistible.


Latin de Jazz

Seu Jorge – Convite para a vida

Seu Jorge – Convite para a vida

Après les Jeux Olympiques, CAPSAO reprend le flambeau et vous ramène à Rio de Janeiro avec Seu Jorge et son titre « Convite para a vida »

 

Chanteur, compositeur et acteur brésilien, Seu Jorge est un artiste engagé. Devenu une référence de la musique brésilienne, il mélange la samba au rock, au funk et au reggae, en racontant la vie dans les favelas. Si vous n’avez pas encore vu Cité de Dieu (Cidade de Deus), on vous met l’eau à la bouche avec la chanson Convite para a vida, « invitation à la vie » en français, qui fait partie de la bande originale de ce film où Seu Jorge a également joué un rôle.

Un destin digne des contes de fées

Né dans une favela en périphérie de Rio de Janeiro, Seu Jorge a eu une enfance dure. Il a commencé à travailler à dix ans avec des petits boulots dans un garage, une menuiserie ou encore un bar. La mort de son frère a été un coup dur dont il a su puiser sa force.
Fasciné depuis toujours par la musique, il fréquentait les rondes de samba et bals funk cariocas, où il lui arrivait de chanter. Il intègre en 1998 le groupe Farofa Carioca, dont les rythmes ressemblaient déjà à l’identité musicale du chanteur : samba, reggae, jongo, funk et rap. A partir de là, il commence à participer à divers projets. Chantant par exemple pour le groupe Planet Hemp et jouant dans des films, il est lancé sur son nouveau chemin.

C’est en 2001 qu’il commence sa carrière solo avec son album Samba Esporte Fino, premier d’une série de sept disques dont le dernier est Musicas para churrasco, « musiques pour barbecue », à écouter en surveillant vos grillades 😉

Les Jeux Olympiques de Londres consacrent en 2012 l’artiste désormais devenu culte. Il joue lors de la cérémonie de clôture, en symbole de la remise du drapeau olympique à Rio. Sur fond de feux d’artifices et devant des dizaines de milliers de spectateurs du monde entier!

Les rythmes festifs oui, mais le message aussi !

Marqué par son enfance et son adolescence dans une favela, Seu Jorge s’attache à dénoncer la réalité des noirs du Brésil. Mais pour transmettre l’espoir, rien de tel que les rythmes légers de la musique carioca qui donne envie de danser. Il puise des périphéries de Rio de Janeiro la matière première pour sa critique sociale. Critique que l’on retrouve dans Convite para a vida, qui raconte la vie dans la favela Cité de Dieu, d’où le titre du film. Il commence en déclarant « je suis habitant de la favela »… et on vous laisse découvrir la suite !
Avec sa mélodie caractéristique de la samba, on n’oublie pas l’ambiance festive du Brésil. Inutile de vous retenir de bouger sur le rythme entraînant de cette « invitation »…

Emma B.


Sources :
http://www.rodaviva.fapesp.br/materia/280/entrevistados/seu_jorge_2005.htm
http://mundodemusicas.com/seu-jorge/
https://pt.wikipedia.org/wiki/Seu_Jorge

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