Du mambo à la rumba, du boléro à la timba, du son au reggaeton, l’album « ¡Caramba! » invite à la danse. Avec le Big Band  « Bigre ! » on voyage entre Paris et La Havane.

Le Big Band « Bigre ! » sort son sixième album, « ¡Caramba ! » (Grolektif Productions/L’Autre Distribution) le 31 mars 2017. « Bigre ! » continue ses pérégrinations rythmiques métissées. Il réunit aujourd’hui la riche culture musicale cubaine et la grande chanson française.

« Bigre ! » est créé en 2007 par Félicien Bouchot  avec quelques musiciens du collectif « le Grolektif ». Depuis le trompettiste est toujours directeur musical et arrangeur du groupe. Dix ans après, « Bigre ! » a déjà enregistré cinq albums alors que le sixième se profile pour le 31 mars 2017… « ¡Caramba ! ».

Sur « ¡Caramba ! » les 21 musiciens du Big Band Bigre ! » font sonner les instruments. Section de saxophones, section de trompettes/bugles, section  de trombones/conques, guitare, claviers, basse, batterie et percussions, sans oublier deux invités de marque, Kevin Louis (voix, bugle) et Célia Kameni au chant sur la moitié du répertoire.

Sur « ¡Caramba ! », le big band « Bigre ! » célèbre les musiques cubaines avec un savoir-faire sidérant. Le son d’un grand orchestres cubain déclenche l’enthousiasme. On a envie de bouger au rythme du tempo. C’est à tomber raide de plaisir !

Après deux voyages à La Havane Félicien Bouchot a l’idée de remettre au goût du jour le son du big band cubain devenu plutôt rare après l’age d’or des années 50 et l’orchestre de Tito Puente.

Pour ce faire il imagine une histoire d’amour au rythme des musiques cubaines. Les percussions mènent le rythme. Danseuses et danseurs se déhanchent, se frôlent. La danse devient séduction… le tour est joué. Pour le chant, il invite Célia Kameni à rejoindre « Bigre ! » avec qui elle a déjà travaillé sur le disque précédent. La chanteuse est présente sur la moitié du répertoire de « ¡Caramba ! ».

Le trompettiste et la chanteuse sélectionnent quatre grandes chansons françaises. Ils ciblent Mea Culpa (textes de Michel RivGauche/musique Hubert Giraud) chanté par Edith Piaf, La Chanson des Vieux Amants (texte de Jacques Brel/musique de Brel et Gérard Jouannest) et Gueule d’amour de Barbara (texte et musique). Félicien Bouchot transforme les musiques et de conçoit des arrangements orchestraux qui transfigurent les rythmes d’origine en des musiques latino-cubaines aux rythmes endiablés. Les cuivres font flamboyer la musique sur une rythmique étincelante. Ça groove de belle manière. On écoute Célia Kameni qui mène le show sur Quelle histoire (paroles de Jeanne Moreau/musique d’Antoine Duhamel).

On peut aussi apprécier deux thèmes interprétés en Anglais. So Called Love composé (paroles et musique) par Célia Kameni et Eternalee composé (paroles et musique) et interprété par le chanteur et bugliste Kevin Louis. Le dernier titre de l’album reprend des motifs de « Miami Beach Rumba » (de J. A. Camacho, I. Fields et A. Gamse) devenu sur le disque Voyage à Cuba, un titre plein de fraîcheur et d’humour.

Les sept morceaux instrumentaux permettent de profiter de la richesse et de la complexité des rythmiques et des orchestrations, toutes plus étincelantes les unes que les autres. On note le clin d’oeil de l’orchestre à son histoire musicale qui fait surface sur Mambo 1 où la musique de Cuba embrasse celle de l’Ethiopie.

Pour sûr, « ¡Caramba ! » sonne vraiment cubain. Les rythmes latins, rumba, charaga, timba, son, bolero, cha cha, bata les plus variés défilent. Dans le pur esprit des années 50, le Big Band « Bigre ! » exécute des orchestrations chatoyantes et cuivrées. Les rythmiques complexes et précises respectent les codes des musiques cubaines qui éclatent dans un feu d’artifice inouï.

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