Je vous emmène au carnaval de Barranquilla, en Colombie. Au nord du pays, sur la rive occidentale du Rio Magdalena, la douce cité caribéenne entre en effervescence tous les ans, en février ou mars, pendant près d’une semaine.

Le carnaval de Barranquilla, réputé dans toute l’Amérique Latine, vient mettre la ville sens dessus-dessous. Ce moment est le plus attendu de l’année par les Colombiens qui noient les tracas du quotidien dans des litres d’aguardiente, l’alcool fort national. Le carnaval est issu du mélange des cultures européennes, africaines et indigènes, c’est une fusion entre le catholicisme des espagnols, les cérémonies rituelles des indiens et la musique des esclaves africain.

Les festivités débutent avec la Bataille aux Fleurs, tradition depuis 1903. C’est un défilé de chars, de danseurs masqués, de figures mythiques comme les « marimondas », les encapuchonnés aux longs nez ou les gigantonas, les nains aux grandes têtes. La Reine mène le bal, suivi des personnages typiques du carnaval : le Roi Momo, Maria Moñitos et l’Homme Caïman.

Le dimanche a lieu la Grande Parade pendant laquelle résonnent les rythmes populaires de la cumbia, du garabato, du diablo ou du Torito.

Le mardi, la reine du Carnaval se pare de noir pour le défilé de la 84. Son mari, le légendaire « Joselito Carnaval », symbole de la joie de la fête, est mort après quatre jours de rumba intense. Son décès annonce la fin toute proche des réjouissances. Dans cette parodie, la veuve, effondrée, pleure son chagrin jusqu’à l’évanouissement. Son enterrement reste évidemment l’occasion d’une belle fête où tous se retrouvent derrière les fanfares en folie pour profiter des derniers instants du carnaval.

Et c’est ici que je vous laisse, à bientôt pour un nouveau voyage sur Capsao.

Diego

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