L'UNESCO renforce la protection des Galapagos


05 décembre 2019 - 403 vues

A l'instar du Belize (dont nous vous parlions il y a quelques jours), les îles des Galapagos sont un véritable trésor écologique et biologique sur terre.

Situé à 1 000 km des côtes d'Equateur, constitué de 19 îles (dont 5 grandes îles : Fernandina, Isabela, San Cristobal, Santa Cruz & Santiago) et de 42 îlots rocheux, cet archipel volcanique de 8 000 km² situé en plein Océan Pacifique a été déclaré dès 1959 "premier parc national" d'Equateur, protégeant 97% de la surface émergée des îles, et ne laissant donc que 3% pour les activités humaines.

En 1978, les Galapagos était le tout premier site inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO. En 2001, l'Organisation étendait encore les limites de protection du site.

En 2007, l'UNESCO classait les îles Galapagos sur la liste du Patrimoine Mondial en péril : si l'archipel avait réussi jusque là à se protéger et à préserver autant que possible ses espèces menacées, il se voyait de plus en plus débordé par des espèces invasives (chiens, chats, rats) importées par un tourisme toujours croissant, et ne pouvait que constater que sa flore marine souffrait de plus en plus de la pêche illégale et du réchauffement climatique.

Même si le Comité du Patrimoine Mondial de l'ONU a décidé de retirer l'archipel des sites menacés pour récompenser le travail de l'Etat équatorien, celui-ci a encore renforcé ses mesures en 2018, limitant l'accueil touristique pour protéger le site et faisant des 245 000 visiteurs par an un plafond vital à ne jamais dépasser :"Les particularités environnementales, sociales et biologiques de ce lieu unique nous obligent à fixer un plafond, à gérer le tourisme à partir de l'offre, et non à partir de la demande", précisait alors à l'AFP Walter Bustos, directeur national du Parc National des Galapagos.

En juin 2019, l'UNESCO a choisi d'agrandir encore de près de 15 millions d'hectares la réserve de biosphère des îles Galapagos, qui s'étend désormais non plus seulement aux terres émergées mais également à la partie marine de l'archipel, afin d'en protéger la faune et la flore. Une extension qui va ainsi offrir une protection plus large et sûre à l'archipel qui avait servi au naturaliste Charles Darwin à développer sa théorie sur l'évolution des espèces. Et ainsi créer un écrin plus adapté à ce joyau naturel...

Source : 24 heures / Le Point / Ecolopop

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