Un reggaeton non machiste est-il possible ? Oh que oui !


26 décembre 2019 - 325 vues

Le machisme dans le reggaeton est un sujet toujours un peu brûlant, et nombreux sont les exemples dans les textes des chansons ou encore dans les clips vidéo qui jouent avec la position d'infériorité de la femme, sa soumission voire sa réduction à un objet de conquête ou pire un sextoy.

Une récente et très sérieuse étude publiée par l'Université du Chili s'est penchée sur la question en prenant pour sujets les plus grands succès reggaeton de ces dernières années... et les résultats parlent malheureusement d'eux-mêmes, soulignant plus que tout la violence symbolique et psychologique des messages. Mais les chercheurs, plutôt que de se positionner en délateurs, ont choisi de montrer qu'un reggaeton non machiste était possible, y compris parmi les stars les plus exposées ! Tout n'est donc pas si sombre dans l'univers du perreo et il existe aussi des chansons adaptées à tous les publics et qui ne jouent pas tout sur l'inégalité entre hommes et femmes.

Nos confrères de la radio Los40, qui ont relayé les résultats de cette étude, ont justement choisi de mettre en avant les artistes et les titres qui font la preuve que l'image du reggaeton est peut-être trompeuse, qui plus est avec l'arrivée de nouvelles artistes qui n'acceptent plus d'être complices des "machos" et qui redorent l'image de la femme dans le reggaeton.

Parmi les artistes ayant reçu le label "anti-machiste" de Los40, on peut nommer des artistes majeurs comme J Balvin (avec des titres comme Mi Gente, où il prône la tolérance, ou encore son tube interplanétaire Con altura sur lequel il s'efface presque devant la tornade Rosalía), Daddy Yankee (avec, par exemple, un titre comme Limbo, même s'il n'a pas toujours été exemplaire en la matière !) ou encore Gente de Zona. Même s'ils parlent des femmes dans leurs textes et en montrent dans leurs clips, ils le font le plus souvent en termes égalitaires et surtout artistiques, mettant en avant les performances des danseuses plutôt que d'emprisonner les femmes dans des mises en scène sexuées, dans des positions lascives et soumises.

Enfin, comme on n'est jamais mieux servi(e) que par soi-même, on peut dire aussi que ce sont les filles elles-mêmes qui changeront leur image dans le folklore reggaeton, et les Rosalía, Greeicy, Lola Indigo, Anitta, Aitana ou Ana Guerra semblent en bonne voie pour peser dans le débat.

Source : Los40

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